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129e année

L’entreprise auboise Brodart croit dans l’étiquette

Industrie. La PME auboise continue d’étoffer son pôle étiquette en rachetant deux nouvelles entreprises cette année.

Michel Brodart à gauche, au côté d’Éric de Montgolfier, à qui il vient de racheter l’entreprise Galard.

Progressivement, le groupe familial aubois Brodart met en place sa stratégie de diversification autour de trois marchés que sont l’impression et la transformation d’emballages souples pour les industriels fromagers notamment, d’étiquettes et de sachets préformés. Historiquement, l’entreprise d’Arcis-sur-Aube travaille pour les plus grands producteurs de fromages qui restent encore les principaux clients du groupe. Sous l’impulsion de Michel Brodart, secondé par ses fils David et Sébastien, un coup d’accélérateur a été mis sur les autres domaines d’activité.

Nouvelle acquisition

C’est particulièrement vrai dans le domaine de l’étiquette. Ainsi, en début d’année, Brodart avait déjà repris Criaud Étiquettes Adhésives, une société d’impression d’étiquettes adhésives d’une quinzaine de personnes basée près de Nantes. Le groupe Brodart vient de boucler une nouvelle acquisition dans ce domaine en reprenant la société Galard, située dans la même région et comptant de nombreux clients dans le vignoble nantais. « Pour leurs étiquettes, les viticulteurs travaillent souvent avec des imprimeries locales comme nous le faisons par exemple avec l’Imprimerie de la Halle à Arcis-sur-Aube qui compte beaucoup de clients dans le vignoble champenois », rappelle Sébastien Brodart, directeur général adjoint du groupe aubois.

« Notre stratégie reste la même : structurer pour intégrer encore plus rapidement les prochains sites »

En rachetant Galard et son usine de 23 salariés pour un chiffre d’affaires de 2,6 millions d’euros, Brodart élargit la couverture géographique de son pôle étiquettes et, en même temps, accroît et sécurise ses capacités de production dans ce domaine. Le pôle étiquettes du groupe Brodart, qui possède également une usine en Alsace depuis 2019, compte désormais 90 salariés et représente un chiffre d’affaires annuel proche de 13 millions d’euros.

Stratégie de croissance

« Notre stratégie reste la même : structurer pour intégrer encore plus rapidement les prochains sites, car même si nous ne sommes pas en recherche active, nous gardons une oreille attentive et étudierons chaque opportunité que l’on nous proposera », ajoute Sébastien Brodart. En clair, le groupe familial aubois n’a pas fini de grandir. Aujourd’hui, le groupe Brodart se compose de huit sites de production en France regroupant environ 300 salariés dont la moitié dans l’Aube sur les sites d’Arcis-sur-Aube et Troyes. Grâce à ces opérations successives de croissance externe, le chiffre d’affaires annuel du groupe atteint désormais 60 millions d’euros. La crise sanitaire aura aussi permis de tester les capacités de résilience du modèle économique de Brodart.

Ainsi, certains secteurs d’activités ont connu de baisses significatives pendant cette période. Par exemple, les ventes de Reblochon, dont Brodart fournit les emballages, se sont effondrées avec la fermeture des stations de skis. En revanche, d’autres secteurs dont l’impression d’étiquettes fait partie, ont été peu affectés et repartent fortement. Un marché compensant l’autre, le groupe aubois a pu faire face sereinement à l’impact de la crise sanitaire et pu maintenir ses projets, notamment de croissance externe.

Laurent Locurcio