L’EiSINe étoffe son offre à destination des ingénieurs
Formation. L’Ecole d’Ingénieurs en Sciences Industrielles et Numériques ouvrira en septembre deux nouvelles spécialités à Charleville-Mézières et à Reims.
Dans un contexte de profonde mutation des secteurs industriels, marqué par l’essor de l’automatisation et du numérique et afin de répondre aux besoins croissants des entreprises du territoire, l’EiSINe vient d’annoncer qu’elle créera, à la rentrée prochaine, deux nouvelles filières sous statut étudiant. À savoir, un diplôme d’ingénieur génie mécanique sur le campus de Charleville-Mézières et « Automatique et Informatique industrielle » sur celui de Reims. Lors de la première promotion, une vingtaine d’étudiants seront accueillis avant une montée en puissance par la suite pour en accueillir une quarantaine.
Dans les Ardennes, « il s’agira de former des ingénieurs capables de concevoir des produits et des outillages pour la forge, la fonderie ou la plasturgie en maîtrisant la CAO, ainsi que les matériaux et la mécanique avec une approche d’ingénierie simultanée intégrant les procédés de fabrication. La dernière année étant dédiée à la fabrication additive au service de l’industrie » présente Raphaël Moulart, le responsable de la formation. Au terme des trois années d’études, les diplômés possèderont des capacités à diriger et à communiquer aussi bien en interne qu’en externe.
Bac +5
Dans la Marne, la cible visée « concerne la formation d’ingénieurs capables de concevoir, piloter et optimiser des systèmes automatisés et des dispositifs d’informatique industrielle. Cette formation valorisera la maîtrise de la modélisation, du développement et de la gestion de projets liés à l’industrie du futur en alliant dispositifs embarqués, capteurs intelligents, robotique, intelligence artificielle et systèmes d’information » selon la directrice de l’EiSINe. Isabelle Titeux encadrera ses deux structures avec l’aide de Maxime Colas et des équipes pédagogique (50 enseignants et chercheurs) et administrative et technique de l’école (une vingtaine de personnes).
Les futurs diplômés sortiront avec un bac + 5 et auront le titre d’ingénieurs /car l’EiSINe est doté du label de la commission des titres d’ingénieurs. Ils auront accès à une grande diversité de secteurs industriels (domaines de la production et de la transformation) et de services (conseils en ingénierie, recherche et développement, environnement, agriculture connectée, mobilités intelligentes) dans des métiers tournant autour du pilotage de la chaîne de production. Leurs collègues de la filière carolomacérienne pourront prétendre à un travail dans l’industrie manufacturière à un poste de General Manager ou dans des champs couvrant les bureaux d’études et de méthodes pour la conception de produits et d’outillages. Ces nouvelles formations s’ajoutent ainsi aux trois formations d’ingénieurs déjà existantes en « matériaux mécaniques », « automatique et génie électrique » et « mécanique et génie industriel », à trois licences professionnelles et aux Masters « Electronique, énergie électrique, automatique » et « Ingénierie de conception ». Environ 45 étudiants diplômés ingénieurs sortent de l’EiSINe chaque année.