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129e année

Former les salariés à la RSE, une idée qui séduit de plus en plus

RSE. À l’occasion de la journée de la Responsabilité Sociétale des Entreprises organisée sur la Foire de Châlons, la question cruciale de la communication auprès des salariés et de la formation de ces derniers a été abordée.

Jérôme Mât, directeur de RSE 26 000. Benjamin Busson

Directeur de RSE 26000, fervent promoteur de la Responsabilité Sociétale des Entreprises, pour laquelle il a spécialement créé un label, Jérôme Mât a organisé une journée complète dédiée à cette thématique sur la Foire de Châlons. Digitalisation des process en entreprise, qualité de vie au travail, éco-conception, achats, handicap... de nombreuses composantes de la RSE ont été abordées au cours d’une dizaine d’ateliers animés par des spécialistes. « L’objectif de cette journée était de sensibiliser les chefs d’entreprise à la RSE et à certaines de ses déclinaisons opérationnelles dans la gestion quotidienne d’une activité économique », explique le Châlonnais, qui rappelle pourquoi former ses collaborateurs à la RSE séduit de plus en plus.

La RSE doit être ressentie comme quelque chose de positif et non pas comme une contrainte

Et surtout en quoi cela est important pour l’entreprise comme pour ses salariés. « Tout d’abord il est nécessaire d’expliquer en interne ce qu’est la RSE et comment elle s’applique au quotidien dans l’entreprise. Cela peut se traduire par des changements d’habitudes que ce soit au niveau des fournitures de bureau, des économies d’énergie, des modifications au niveau des emballages ou dans la réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise, par exemple ».

Impliquer le salarié

Définie par la Commission européenne comme « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités et leurs relations avec les parties prenantes », la RSE est selon Jérôme Mât, plus globalement définie par ses objectifs : « Une entreprise qui pratique la RSE va donc chercher à avoir un impact positif sur la société tout en étant performante économiquement ». Une fois actée, la démarche de RSE doit alors impérativement être partagée en interne, dans toutes les strates de l’entreprise. Il s’agit à la fois de s’assurer que la démarche est comprise mais aussi qu’elle sera partagée par l’ensemble des collaborateurs. « S’ils ne sont pas informés, et si les grands axes stratégiques ne sont pas partagés avec eux, cela ne peut pas fonctionner ».

Dès lors, éducation, formation et apprentissage doivent être déployés en interne pour que les grandes intentions se traduisent en actions concrètes avec le concours de tous. Car si l’entreprise est aujourd’hui contrainte par la loi et par ses clients d’adopter une démarche RSE, ces obligations ne sont pas encore toujours perçues par les collaborateurs. D’où l’intérêt d’une formation, qui doit être perçue comme un atout par ceux qui la reçoivent : « La RSE doit être ressentie comme quelque chose de positif et non pas comme une contrainte. Elle ne peut pas être déployée sans le concours du salarié, qui doit aussi se sentir utile dans la démarche », insiste Jérôme Mât, qui rappelle un impératif : « la formation doit être pratico-pratique, car le salarié comme le chef d’entreprise attendent du concret ! »

Benjamin Busson