Fondation du Patrimoine : 30 ans au service du… patrimoine
Patrimoine. Voilà 30 ans que la Fondation du Patrimoine s’emploie à sauvegarder et valoriser le patrimoine français – et plus particulièrement champardennais. Avec des résultats incontestables. L’anniversaire méritait d’être célébré, pour mieux se projeter dans les 30 années à venir.
Tous les acteurs locaux de la Fondation du Patrimoine étaient réunis à la mairie de Reims, le 2 juillet dernier, pour fêter dignement les 30 ans de l’organisme privé indépendant à but non lucratif dont la mission est de sauvegarder et valoriser le patrimoine français de proximité.
La date retenue n’était d’ailleurs pas innocente puisque la Fondation du Patrimoine a été créée par la loi du 2 juillet 1996.
Comme le soulignait Jean-Louis Moineau, délégué départemental Marne, « à 30 ans, la Fondation, qui rassemble les amoureux du patrimoine, a déjà un riche passé ; elle est en pleine forme ; et elle a un bel avenir ». Parfaite synthèse, sans doute, du travail réalisé et à venir d’une structure essentiellement composée de bénévoles [1], dédiée à l’accompagnement des projets de restauration du patrimoine en favorisant leur financement.
C’est ainsi qu’en 30 ans, à l’échelle champardennaise, 1 300 projets publics et privés ont été accompagnés, représentant un montant de travaux de 320 M€, après avoir mobilisé 48,6 M€, ce qui a généré 1 Md€ de retombées économiques et préservé plus de 6 000 emplois [2].
Il faut encore noter qu’en 2005 la délégation Champagne-Ardenne avait collecté 18 000 €, cette même collecte s’élevant à 1,2 M€ en 2025.
Trois enjeux majeurs
Directeur général de la Fondation du Patrimoine, Alexandre Jiuglaris avait tenu à être présent à Reims. Il rappelait que « l’ADN de la Fondation est bien le petit patrimoine de proximité » et que les mécènes privés comme publics (avec notamment les trois quarts des conseils départementaux et régionaux) font confiance à la Fondation « en raison de sa transparence et de sa rigueur ». Il en profitait pour évoquer les trois enjeux majeurs des prochaines années : aller chercher encore plus de ressources auprès des donateurs et mécènes (entreprises et particuliers) pour compenser la baisse des fonds publics ; mener une réflexion sur la façon de dépenser moins et mieux sur les chantiers de restauration ; réussir le lancement (lors des Journées européennes du patrimoine 2026, en septembre) et l’implantation du Pass Patrimoine, abonnement qui donnera accès aux sites patrimoniaux français, et dont les revenus contribueront à financer l’entretien du patrimoine.
Délégué régional Champagne-Ardenne, Pierre Possémé en profitait pour glisser que le financement des travaux nécessaires à la restauration de la Basilique Saint-Remi allaient bientôt constituer un objectif important pour la Fondation.
Si, comme le disait un participant, la Fondation du Patrimoine « donne du sens à ce que nous sommes », elle a assurément de beaux jours devant elle : il y a tant à faire…
[1] La délégation Champagne-Ardenne compte une trentaine de bénévoles et 3 salariés.
[2] A l’échelle du Grand Est, en 30 ans également, 3 944 projets publics et privés ont été accompagnés, représentant un montant de travaux de 749 M€, après avoir mobilisé 130,6 M€, pour 2,7 Md€ de retombées économiques et 15 000 emplois préservés. Pour toute la France, ce sont 46 000 projets qui ont été accompagnés par la Fondation du Patrimoine, qui rassemble plus de 1 500 bénévoles au sein de 21 délégations régionales.