Éco-taxe et prix des carburants : les transporteurs inquiets
Transport. À l’occasion de la visite de la déléguée nationale, Florence Berthelot, Patrick Labory président de de la FNTR et de la FNTV des Ardennes est revenu sur les actions de ses organismes et sur les défis économiques auxquels doivent faire face les adhérents.
Devant un parterre de professionnels, le président ardennais a bien sûr évoqué la pression sur les trésoreries des entreprises de transport due à la « grosse flambée des prix du carburant et au retard pris dans les décrets d’applications des mesures de soutien que devait prendre le gouvernement pour les mois de juin, juillet et août, lesquelles se font toujours attendre quatre mois plus tard ».
Saluant la présence de Florence Berthelot, la déléguée générale nationale de la FNTR, Patrick Labory a souligné les craintes qui pesaient sur l’emploi local qui a « déjà souffert de certaines défaillances dont celle de Ziegler à Mouzon qui s’est répercuté sur des sous-traitants ».
Le président des deux fédérations qui regroupent dans les Ardennes 73 % des entreprises de transports de marchandises et 90 % de société de voyageurs a aussi dit son opposition à la mise en place de nouvelles taxes poids lourd dans le Grand Est, ciblant plus particulièrement l’éco-contribution (15 centimes du kilomètre) pour financer des axes routiers structurants.
En effet, depuis 2025, la Région assume désormais la responsabilité de 525 km de routes nationales et afin de financer la remise en état et l’amélioration du réseau (sécurité et fluidité), elle entend mettre en place une éco-contribution pour les poids lourds en guise de levier à cette nouvelle compétence. Une redevance que les transporteurs devront normalement acquitter à partir du mois d’avril 2027, « date avancée sans la moindre concertation », a déploré Christelle Manesse, Secrétaire générale. La taxe serait appliquée aux poids lourds de plus de 3,5 tonnes. En Champagne-Ardenne, les routes nationales 4 et 44 seraient concernées.
Lors de sa prise de parole, la représentante nationale, Florence Berthelot, a déploré que le transport de marchandises soit « toujours mis de côté », exprimant « sa consternation et sa profonde incompréhension après les récentes annonces du Gouvernement. Car le transport routier, socle pourtant indispensable à l’économie française, est absent des mesures annoncées ». Et d’ajouter : « La FNTR constate également que les pouvoirs publics continuent de renvoyer le secteur vers les mécanismes d’indexation du carburant. Si tel est le cas, elle demande que toute la transparence soit faite sur leur application réelle ».
Dix-sept partenaires disposant de stands afin de présenter leurs activités et d’échanger avec les acteurs de la profession étaient présents lors de cette assemblée générale qui a rassemblé 109 personnes.