Des voeux communs des acteurs économiques dans un souci d’unité
Voeux. La CCI Marne Ardennes, la Chambre d’Agriculture de la Marne et l’UCIA de Châlons-en-Champagne, ont présenté conjointement leurs voeux, dans un souci de synergie entre les acteurs du territoire, dans un contexte où chacun souhaite aller de l’avant, après une année 2025 compliquée.
C’est Bruno Forget qui a ouvert la cérémonie des voeux, comme un symbole, lui le président de la Foire de Châlons, évènement emblématique du territoire qui va fêter cette année son 80e anniversaire. Ce dernier a tenu à saluer en particulier, « les artisans, les commerçants, les entrepreneurs, qui, chaque jour, travaillent pour que l’économie française tienne debout ». Avec un regret cependant, l’absence de la Chambre des Métiers pour ces voeux communs... Faisant référence aux 15 ans du Capitole, il a rappelé que « quatre millions de personnes » s’y sont rendues durant cette période, « résultat d’un travail collectif ».
Le collectif justement, était au coeur du discours de François Gomariz, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marne Ardennes. « Deux ans après le rapprochement avec les Ardennes, la CCI s’est solidement structurée pour soutenir notre territoire et préparer l’avenir. Cette dynamique s’est d’abord traduite par des résultats très concrets pour l’ensemble des entreprises accompagnées, en lien étroit avec nos partenaires », a-t-il souligné. « 2025 a été marquée par un événement majeur : la première édition du Festival des entrepreneurs, organisé sur notre site. Ce grand rendez-vous a révélé une énergie rare, un véritable désir de partage, et surtout un territoire rassemblé autour de celles et ceux qui entreprennent. C’est cette fierté que nous voulons : ouverte, humaine et fédératrice. » Pour l’année à venir, le président de la CCI Marne Ardennes souhaite « poursuivre l’accompagnement des filières d’excellence, innovantes et tournées vers l’export », telles que la filière viti-vinicole ou encore celle de la bioéconomie. « L’année 2026 ne sera pas une année simple, mais elle sera une année de consolidation, d’invention et d’accélération », souligne François Gomariz qui a appelé les entrepreneurs à retrouver la confiance.
Le monde agricole dans l’actualité
La prise de parole de Pascal Collard, s’est quant à elle effectuée dans un contexte particulier pour l’agriculture, à l’heure où certains membres de la Coordination rurale, les fameux « bonnets jaunes » sont montés à Paris en bloquant une partie des axes de la capitale et où la FNSEA attend « un geste fort » du gouvernement concernant la signature du traité du mercosur. « Je n’ignore pas que la colère du monde agricole s’exprime et continuera de s’exprimer.Je souhaite toutefois qu’elle puisse le faire dans le respect des biens et des personnes, car la gravité de la situation mérite à la fois fermeté et responsabilité », insistait-il. Et s’adressant aux personnalités politiques et institutionnelles présentes : « La politique peut apporter des réponses sur plusieurs sujets. Les élus doivent être des facilitateurs de décisions. Les institutions doivent nous aider à améliorer et à adapter nos pratiques en réduisant la lenteur excessive des procédures qui freinent trop souvent les projets. Mais soyons clairs : une grande partie des solutions viendra aussi de nous-mêmes, de notre capacité collective à nous adapter, à innover et à répondre à de nouveaux marchés. »
Enfin, c’est en faisant fi du pessimisme que Ludovic Vachet, président de l’UCIA a « choisi de parler de l’ambition que nous voulons la plus élevée possible pour mieux servir notre territoire et renforcer son attractivité ». En affirmant comme volonté, celle de « faire rayonner notre territoire en exaltant l’excellence collective et la communion d’esprit. »