Dans l’Aube, favoriser la mobilité pour soutenir l’activité économique
Projets 2026. Troyes Champagne Métropole valide le plan de mobilité 2025-2035.
Environnement, social et économie constituent les trois piliers du futur plan de mobilité des 81 communes de Troyes Champagne Métropole, le tout dans le cadre de pratiques durables avec une réduction des gaz à effet de serre de 10 % en dix ans pour les transports. Il s’articule autour de quatre axes : les services, les infrastructures, la réglementation et la sensibilisation.
Le plan vise à favoriser une pratique intermodale pour les déplacements. Les propositions permettront de promouvoir des transports collectifs adaptés pour servir l’attractivité du territoire et décarboner les transports. Il s’agit toutefois de rester pragmatique dans les investissements. François Baroin, président de TMC a toutefois rappelé que ce plan ne doit pas se laisser influencer par les effets de mode comme le tramway ou la création de zones à faibles émissions.
Le plan de mobilité prévoit notamment la restructuration des transports en commun qui doivent redevenir une alternative pour tous alors qu’aujourd’hui, « ils sont plus des transports à vocation sociale que des transports en commun ». Plus de 5,3 millions de voyageurs ont été transportés sur les lignes régulières, dont près de 200 000 par la navette électrique gratuite du Coeur de Troyes, qui arpente le centre-ville.
Pour autant, la gratuité ne s’inscrit pas comme une solution pour l’équité et l’équilibre budgétaire sur l’ensemble du réseau de transport en commun. Chaque choix doit permettre de servir le plus grand nombre, comme c’est le cas pour le vélo avec la mise en service des Marcel. « Tout le monde n’utilise pas le vélo et ce qui compte c’est qu’il ait sa place pour ceux qui veulent en faire. »
Le précédent plan de mobilité a donné le jour à 11 actions sur les 50 prévues. Sa nouvelle mouture, revue et actée fin décembre au conseil communautaire après analyse des besoins, groupes de travail et consultations, est estimée à 90 millions d’euros sur les dix prochaines années. Un plan que les nouveaux élus des échéances municipales devront s’approprier et piloter.
Plus de 10 000 m² d’activités créés dès 2026
Avec sa ligne de bus la plus fréquentée, La Chapelle-Saint-Luc reste aussi une destination attractive pour les entreprises. Une aubaine pour le groupe TAP et les recrutements ouverts en prévision de son extension. Deux ans après le rachat d’Oxytemps, le groupe TAP de Terry Agullo-Ponce engage 7 millions d’euros dans une nouvelle usine robotisée pour agrandir son site de La Chapelle-Saint-Luc. L’entité de 3 000 m², dédiée à la fabrication automatisée de bennes écoconçues et à la maintenance, doit être opérationnelle en 2026 et générera la création de 100 emplois à 2030 à mesure de la montée en puissance de l’activité.
Annoncé début 2025, THALES Aerospace Communications construit son avenir sur le Parc du Grand Troyes également desservi par les transports et avec des zones de covoiturage. Le nouveau site de 5 000 m² sera mis en service au deuxième semestre 2026 à la suite de l’acquisition de Cobham Aerospace. L’unité troyenne fabrique des boitiers de gestion audio et radio pour la communication satellite des cockpits des avions.
Pour Jean Rousseau, le déménagement dans les 2 200 m² du nouveau bâtiment est quant à lui imminent et dans les temps. Le site, qui sera certifié BREEAM pour sa performance environnementale, est équipé de panneaux photovoltaïques. « L’énergie non utilisée par notre Manufacture sera redistribuée à d’autres sociétés du Parc du Grand Troyes à des conditions attractives », explique Jacques Bordier, président de Jean Rousseau. Les recrutements sont en cours et le bâtiment va progressivement accueillir l’activité de confection en maroquinerie de la Maison Jean Rousseau. Thales, TAP, Jean Rousseau…, autant d’entreprises qui s’implantent dans l’Aube. Autant de déplacements à simplifier.