Changement en vue pour Ardennes développement
Économie. L’agence de développement économique a récemment tenu son assemblée générale annuelle à la Maison de la Région à Charleville-Mézières.
En 2025, l’agence a assuré 119 rendez-vous avec les dirigeants de 116 entreprises, un suivi qui lui a permis de détecter 30 projets d’investissement ou de recrutement par la transition numérique et écologique. Outre l’implantation en cours d’une troisième maroquinerie Hermès à Charleville-Mézières, Ardennes développement – malgré une baisse générale d’activité économique – a détecté 40 projets avec un potentiel de 40 M€ d’investissement et 42 emplois. Depuis la création de l’agence en 2017, 456 projets d’entreprises ont été ainsi accompagnés par la structure en partenariat avec les acteurs publics comme la Région, les communautés de communes, Ardenne Métropole, Bpifrance, et les services et agences de l’État.
Par ailleurs, l’agence a activé des dispositifs d’aides pour l’accompagnement comme les Parcours de Transformations Grand Est, a pris part à différents salons et organisé des rencontres portant sur l’Intelligence Artificielle, l’évolution de la filière automobile (la mobilité décarbonée) et l’export avec le témoignage de l’entreprise Plafometal de Monthermé. Financé par le Grand Est, sept communautés de communes et la Chambre économique des Ardennes ainsi que par ses membres actifs parmi lesquels le Medef, Entreprendre Conseil, Protéame ainsi que des entreprises, Ardennes développement dispose d’un budget de 730 000 euros.
Abandon du site de Sedan ?
Dans un contexte de budget restreint et d’environnement économique complexe et en raison d’une baisse des financements émanant de la Région, d’Ardenne Métropole et des communautés de communes – dont une, Vallées et Plateau d‘Ardennes s’est retirée – l’agence a réduit ses frais de fonctionnement et envisage de ne pas maintenir son site de Sedan afin de limiter ses dépenses. Le recours à un cabinet spécialisé pourrait d’ailleurs être opéré pour travailler sur un projet de mutualisation avec celui de Charleville-Mézières. Un conseil extraordinaire est d’ailleurs programmé pour le changement de siège social. Enfin, le directeur général, Jean-Louis Amat, fera valoir ses droits à la retraite en juin. Il n’est pas prévu à l’heure actuelle de pourvoir à son remplacement, hormis dans le cadre d’une mutualisation. Jean-Luc Warsmann, le vice-président délégué, assume déjà l’intérim et est soutenu dans cette tâche par Virginie Rodrigues.
À l’heure où l’argent public va devenir de plus en plus rare, il est légitime, selon Jean-Luc Warsmann, « de se poser des questions et de voir quelles sont les solutions à mettre en place pour arriver à la meilleure organisation possible ».