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Budget 2026 : l’Aisne obtient 11 M€ d’aides

Développement. Le département de l’Aisne, confronté à des charges sociales croissantes, bénéficiera d’une aide exceptionnelle estimée à près de 11 millions d’euros, issue d’un fonds national de soutien doublé par rapport à 2024.

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(Crédits : Shutterstock)

L’adoption définitive du budget de l’État met fin à une période d’incertitude qui pesait sur les collectivités territoriales. Pour Nicolas Fricoteaux, la priorité était claire : « Il était plus que temps que la France ait enfin un budget, ne serait-ce que pour continuer à faire vivre les services publics et débloquer les crédits d’investissement nécessaires à sa modernisation. » Le président du Conseil départemental de l’Aisne regrette toutefois que le Parlement n’ait pas su trouver de consensus budgétaire au nom de l’intérêt supérieur du pays.

Un fond de soutien porté à 600 millions d’euros

Au coeur du dispositif, le fonds de soutien aux départements en difficulté passe de 300 à 600 millions d’euros. Ce doublement constitue, selon Nicolas Fricoteaux, l’aboutissement du travail de dialogue et de pédagogie mené par l’Association Départements de France auprès des services de l’État et des différents gouvernements. Pour l’Aisne, département fortement sollicité par l’accompagnement social des familles, l’enveloppe estimée avoisine les 11 millions d’euros. Une somme qui permettra de soulager des finances départementales sous tension depuis plusieurs exercices.

Un répit, pas une solution structurelle

Nicolas Fricoteaux mesure cependant les limites de ce soutien ponctuel. « Cette aide nous évite l’asphyxie mais ne règle pas tous nos problèmes », tempère-t-il. En 2025, une gestion financière qualifiée de « très active » a permis de maintenir l’équilibre budgétaire. L’exercice 2026 exigera encore des efforts partagés avec l’ensemble des partenaires du département pour passer le cap. L’aide exceptionnelle devrait néanmoins offrir les marges nécessaires à un retour à l’équilibre structurel dès 2027. À plus long terme, le président du Conseil départemental plaide pour une refonte du modèle de financement des politiques de solidarité, seule voie qu’il juge viable pour garantir la pérennité de l’action départementale.