Balanche : pierre des champs, pierre des villes
Entreprise. La société Balanche ramasse les pierres des champs et les propose pour les aménagements paysagers.
Ramassage des pierres non gélives, calibrage, création de l’activité paysage. Progressivement, l’activité ETA Balanche grandit et se diversifie. Spécialisée dans le ramassage des cailloux dans les champs qui gênent tant les cultures que l’accès aux machines agricoles, l’ETA Balanche, créée en 1985 par Fabien Balanche puis reprise par son fils Loïc en 2022, poursuit sa croissance à coup d’investissements : 400 000 euros pour le site Vivescia acquis à Chaource et le déploiement de l’activité de calibrage.
Ce site constitue surtout l’opportunité de diversifier l’activité de ramassage de pierre et de l’élargir au calibrage et à l’aménagement paysager. Aujourd’hui, 80 % de cailloux retournent à l’exploitant pour ses chemins. « Nous ramassons les pierres dans les champs et les remettons dans les chemins qui mènent à la ferme du paysan. Niveau bilan carbone, on est bien ! », explique Loïc Balanche. L’entrepreneur souhaite désormais pouvoir en conserver 20 % pour alimenter son activité de terrassement et de valorisation de la pierre via sa société Anson et Tyrode pour proposer aux collectivités ou aux entreprises.
Diversification et services
En terrassement, les pierres servent aux constructions, à la création de plateformes, de chemins ou de drainage autour des constructions. En aménagement paysager, les pierres calibrées se destinent aux professionnels des aménagements extérieurs pour créer des massifs ou des talus de pierre avec du géotextile. « Ces talus ne nécessitent pas d’entretien, ils s’autonettoient ! » Sur un hectare de champ, Loïc Balanche peut ramasser de 100 à 600 tonnes de pierre à un rythme de 65 à 140 tonnes à l’heure.
Après l’acquisition de l’ancien silo Vivescia, Loïc Balanche entend bien y développer les services. Ainsi, le pont de pesée et le bâtiment de stockage seront de nouveau à la disposition des agriculteurs et des entreprises. Loïc Balanche va transformer le pont aujourd’hui mécanique en numérique et agréé aux normes douanières pour que les agriculteurs et les forestiers puissent peser leurs récoltes. Le bâtiment attenant de 1 300 m² sera quant à lui loué aux entreprises pour du stockage de matériaux ou de produits, à l’exception des céréales. Équipé d’un système de vidéoprotection, le site sera clos et pourra aussi être utilisé comme base de vie après l’aménagement de sanitaires. « Cela pourra par exemple servir aux entreprises qui travailleront sur le remembrement de Chaource. »