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Après Industrie Connect, les PME attendent les contrats

Industrie. Le 17 septembre, la première édition d’Industrie Connect a réuni à Saint-Quentin quelque 245 entreprises et 17 donneurs d’ordre, dont les chantiers du canal Seine-Nord Europe et des EPR2. Interrogée, la CCI Aisne en tire un premier bilan. Les contrats, eux, se feront attendre plusieurs mois

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La journée visait à mettre en relation les sous-traitants du département avec des acheteurs venus, selon Flore Loiseaux de la CCI de l’Aisne, « opérer un sourcing sur différents besoins récurrents et/ou sur des projets précis ».

Les deux grands chantiers régionaux ont attiré l’attention. « Des marchés attribués, des marchés en cours et des marchés futurs avec une portée internationale. Ces deux présentations assurent une offre et un développement économique sur plusieurs années », nous répond la chambre. Autour d’eux, Bouygues Bâtiment Nord-Est, Colas, Spie Batignolles, Nestlé France, Skretting, Rockwool, WPD Onshore ou Biolabo couvraient un large spectre de besoins.

Flore Loiseaux de la CCI de l’Aisne salue « un très impressionnant engouement de toutes nos industries exposantes ou en visiteurs pour reconstituer la connaissance du tissu industriel axonais ». Les compétences sont là, reste à les faire se rencontrer. « Le département de l’Aisne a de nombreuses entreprises représentant presque toutes les demandes. Cependant notre tissu dans un département très rural est parfois difficile à percevoir dans son entièreté. »

« Réponse dans 3 à 6 mois »

Des contrats ont-ils déjà été signés ? « En 5 jours aucune possibilité d’aboutir à une commande ferme, en industrie les rendez-vous business se font par la suite », tempère Flore Loiseaux. « Généralement un délai d’au moins 3 mois est nécessaire pour calculer un retour plus détaillé. »

Plus de 300 entreprises de l’Aisne sont aujourd’hui positionnées ou accompagnées pour accéder aux marchés du canal et des EPR2. Deux freins demeurent, la « méconnaissance des entreprises ayant remporté les marchés » et la « difficulté de répondre à des marchés publics ».

La part des achats réalisés localement reste, elle, insaisissable. « Actuellement la concurrence est extrêmement vive et il est très difficile de mesurer la part des achats réalisés localement. » En attendant, « toutes les entreprises exposantes ont rapporté une pleine satisfaction des rencontres et un grand nombre de contacts intéressants » et souhaitent voir l’événement reconduit.