Collectivités

Une journée bien remplie pour Mathieu Lefèvre dans les Ardennes

Visite. Le ministre délégué chargé de la Transition écologique a consacré une journée aux Ardennes en commençant par Fumay où Mathieu Lefèvre a visité la scierie IFA implantée sur la zone d’activités du Charnois.

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Photo de la visite du ministre à Renwez
Le ministre à Renwez lors de sa venue à la Maison du Parc régional des Ardennes. (Crédits : PR)

Spécialisée dans le sciage du bois de chêne à l’échelle industrielle, cette SAS créée en 2006, appartenant au groupe Baret et dirigée par Boris Mousu, emploie 65 salariés et réalise 26 millions d’euros de chiffre d’affaires en débitant 40 000 m3 de grumes par an, issus de la forêt ardennaise. Cette matière première locale résistante, après avoir été dégarnie de son écorce, est ensuite découpée en morceaux et travaillée pour être transformée en bois d’appareils ou en traverses de chemin de fer après passage sur trois lignes de sciage automatisées.

Toujours attentif aux propos du dirigeant d’IFA, le membre du gouvernement s’est intéressé à l’activité de cette PME qui, avec son autre filière liée au béton, réalise un total de 26 millions d’euros de chiffre d’affaires en faisant œuvrer 154 personnes. Dans les Ardennes, les ETS Baret fondées à l’origine, à Haybes, en 1949, qui fabriquent et exportent des traverses de chemin de fer et aussi de la biomasse comptent une unité de fabrication de parquet en chêne massif, à Margut (08).

Mais ce n’est pas tout, car le leader européen du bois sur le marché des supports sous rail est aussi présent en France par le biais de cinq autres filiales : Industrie et Commerce des Produits de la Forêt (Imprégnation et usinage de bois) à Paray-le-Monial en Saône-et-Loire, B-Rail à Migennes en Bourgogne (traverses de chemins de fer et supports d’appareils en béton), la merranderie Reymondet (merrains et planches en bois de chêne) à Arlay, dans le Jura, et même en Allemagne avec Richtberg (traverses de chemin de fer, bois d’appareil et pièces de pont).

Après la Pointe des Ardennes, Mathieu Lefèvre a poursuivi son chemin dans le territoire ardennais en se rendant à la Fédération de chasse départementale, à Saint-Laurent, où il a été question de la survivance des chasses traditionnelles (vanneaux et grives) et à Charleville-Mézières au siège du BTP, où il a été reçu par Samuel Deglaire. L’après-midi, le ministre s’est rendu à la Maison du Parc naturel régional de Renwez à la rencontre des usagers de la forêt avant de finir son étape ardennaise à Faissault où il a assisté à la cérémonie de vœux du député Lionel Vuibert.

Ce qui lui a donné l’occasion d’être interpellé par le président de la Chambre d’Agriculture, Jean-Baptiste Bourin sur la problématique du loup « qui met à mal la filière ovine » et l’épandage de fumier dont le calendrier ne colle pas à la réalité du terrain. Ce qui a amené le député des Ardennes à lancer le message suivant : « la protection de la biodiversité ne doit pas se faire au détriment de nos élevages ».