Un pouvoir d’achat des salaires en légère hausse dans le Grand Est en 2024
Consommation. En 2024, dans le Grand Est, le salaire mensuel moyen s’élève à 2 520 €, soit une progression annuelle de 0,7% en euros constants. Les niveaux de rémunération moyens les plus élevés à l’échelon régional se situent dans les zones d’emploi d’Epernay et de Strasbourg. Globalement, le pouvoir d’achat progresse partout sauf pour les cadres et les professions intermédiaires.
respectivement de 3,1 et 2,7%. (Crédits : SHUTTERSTOCK)
En 2024, dans le secteur du privé, le salaire moyen net est de 2 520 euros dans le Grand Est. Il est comparable à celui de la France de province (2 550 euros). Entre 2023 et 2024, les salaires bruts et nets en euros courants ont augmenté respectivement de 3,1 et 2,7%. Cette hausse des salaires est plus forte que l’inflation qui s’établit à + 2% sur la période. Conséquence, le pouvoir d’achat des salaires s’accroît de 0,7% dans le Grand Est en 2024. Cette progression est plus importante pour les niveaux de rémunération les plus faibles (+0,9%) que pour les niveaux les plus élevés (+0,5%).
Chez les cadres, le pouvoir d’achat diminue en moyenne de 0,4% entre 2023 et 2024 et de 0,2% chez les professions intermédiaires. Ces deux catégories socioprofessionnelles, en moyenne les mieux rémunérées, sont les seules touchées par une perte de salaires en euros constants. Pour autant, ces baisses restent modestes comparées à celle observées entre 2022 et 2023 (-3% pour les cadres et -1,1% pour les professions intermédiaires).
Des salaires qui progressent mieux dans l’industrie
L’industrie est le secteur le plus rémunérateur de la région et aussi celui dans lequel les salaires progressent plus fortement. Le salaire moyen y est de 2 990 euros, en hausse de 1,1% en 2023. Comparativement, cette hausse est de 0,6% dans la construction et de 0,5% dans le secteur tertiaire. En France de province, les salaires en euros constants augmentent pour toutes les catégories, sauf chez les cadres pour les quelles le pouvoir d’achat des salaires est quasi stable.
Le gain de pouvoir d’achat est plus important chez les salariés en place (58% des effectifs de la région), c’est-à-dire ayant travaillé au sein d’un même établissement durant deux ans et avec les mêmes quotités de travail. Dans cette catégorie, les salaires augmentent en moyenne de 1,8%, soit une hausse 2,5% plus élevée que celle observée pour l’ensemble des salariés privé du Grand Est. Au niveau national, la hausse chez les salariés placés est plus importante (+2,2%).
Des zones d’emploi plus favorables à l’est et à l’ouest
Géographiquement dans le Grand Est, les salaires sont les plus élevés dans l’ouest et l’est de la région. En 2024, les salaires sont supérieurs à 2 550 euros net dans la Marne, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Ils sont les plus élevés dans la zone d’emploi d’Epernay (2 900 euros). Ils sont de 2 730 euros dans la zone de Saint-Louis et de 2 670 euros dans celle de Strasbourg. À l’autre extrémité régionale, les salaires nets sont de 2 300 euros à Remiremont, dans les Vosges.
Dans la région, un salarié sur deux perçoit un salaire mensuel inférieur ou égal à 2 163 euros net, soit un montant inférieur de 14% à celui de la moyenne régionale. A l’inverse, 10% des salariés ont un salaire supérieur à 3 781 euros net mensuel. La PPV, Prime de Partage de la Valeur, qui est un dispositif permettant aux employeurs de verser une prime aux salariés, concerne 16% des salariés du privé dans le Grand Est. Le montant moyen de cette prime était de 920 euros en 2024. Ce montant, perçu par 25% des salariés, était légèrement supérieur (940 euros) en 2023.
En 2024, les salaires nets mensuels moyens vont de 4 110 euros pour les cadres à 1 950 euros pour les employés, en passant par les 2 680 euros des professions intermédiaires et les 2 150 euros pour les ouvriers. Le salaire net mensuel moyen est plus important dans l’industrie (2 990 euros) que dans la construction (2 470 euros) ou le tertiaire (2 380 euros). Le salaire moyen des hommes (2 690 euros) est supérieur de 17,5% à celui des femmes (2 290 euros).
En 2024, le salaire net mensuel moyen a progressé de 0,7% en euros constants, avec +1,1% pour les ouvriers et les salariés de l’industrie et +1,0% pour les moins de 25 ans. Il recule de 0,4% pour les cadres et de 0,2% pour les professions intermédiaires.