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Un Grand débat qui a tenu ses promesses

Elections. Les candidats du Grand Débat ont débattu sur la scène de la Comédie de Reims dans un format inédit, devant un public de près de 650 personnes.

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Le Grand débat
(Crédits : BB)

Organisé par les médias locaux associés le temps d’une soirée (Petites Affiches Matot Braine, L’Union et Ici Champagne-Ardenne, radio et télévision), le 3 mars, à 12 jours du premier tour de scrutin, le Grand débat réunissant les 7 têtes de listes aux élections municipales à Reims a tenu toutes ses promesses. Les candidats ont débattu sur la scène de la Comédie de Reims dans un format inédit, devant un public de près de 650 personnes. Premier extrait choisi, sur le thème « Pourquoi vous êtes candidat à la mairie de Reims ? »

A cette question, Thomas Rose, tête de liste Lutte ouvrière, a répondu en évoquant « la défense des intérêts des travailleurs, c’est-à-dire ceux de l’immense majorité de la population » quand Patricia Coradel (La France insoumise) souhaite « garantir la tranquillité publique, à défendre l’emploi, à revitaliser le commerce de proximité et à faciliter les déplacements ». Abordant l’insécurité et les désagréments liés aux travaux, Anne-Sophie Frigout (Rassemblement National) souhaite quant à elle « un maire à temps plein et un projet d’alternance à la fois crédible, sérieux et surtout à la hauteur des attentes des rémois ». Membre de la majorité de 2008 à 2014, Eric Quénard, pour l’union de la gauche, déplore « une ville divisée comme jamais elle ne l’a été » et met en avant son envie de « rendre la parole aux rémoises et aux rémoises », « préparer l’avenir », « apporter des solutions », « faire ville ensemble, autour d’un projet crédible, riche et complet ». Attaqué d’emblée, le maire sortant Arnaud Robinet (Horizons) a simultanément répondu à la question des journalistes et à ses détracteurs : « Un projet, il ne se construit pas avec des slogans, il ne se construit pas avec des postures ». Assurant avoir fait de Reims, en 12 ans, « une ville plus dynamique, plus verte, plus vivante », il dévoile son ambition pour un prochain mandat : « Notre ambition c’est qu’ensemble avec vous, nous vivons Reims pleinement ». A la tête d’une liste divers gauche, Sébastien Mura défend un projet pour « une ville où chacun a sa place, une ville où chacun est respecté, une ville qui écoute, une ville où les décisions se prennent avec les habitants, une ville qui aime sa jeunesse, une ville qui porte ses talents vers le haut, une ville ouverte sur le monde, humaniste et solidaire, une ville qui aime sa diversité et la diversité ». Enfin, Stéphane Lang (divers droite) a rappelé son engagement de longue date pour la ville. « J’aime cette ville et je me suis toujours battu pour des projets concrets. Ce que je veux c’est défendre notre ville, c’est défendre les rémois parce que je les aime ».