Soutien aux Agriculteurs : L’état poursuit sa mobilisation dans l’aube
Agriculture. Le préfet de l’Aube, Pascal GAUCI, a réuni jeudi 10 septembre les représentants du monde agricole afin de présenter le plan d’urgence CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies) annoncé par le Gouvernement et de travailler à sa déclinaison concrète dans le département.
Après un été particulièrement difficile pour l’agriculture, marqué par des records historiques de chaleur, une sécheresse intense et plusieurs incendies, cette réunion constitue une nouvelle étape pour la cellule sécheresse. Celle-ci a pour objectif de répondre à l’urgence et d’anticiper l’année à venir, dans le cadre du dialogue engagé par les services de l’État avec les organisations professionnelles agricoles.
Lors de cette rencontre, le préfet est d’abord revenu sur le plan d’un milliard d’euros annoncé par la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, pour préserver la trésorerie des exploitations les plus touchées par la crise et permettre la poursuite de leur activité et de leur capacité de produire.
Bien plus important que les plans de soutien mis en oeuvre par les autres États européens, le plan CASI se décline en 14 mesures parmi lesquelles :
Un abondement de 400 millions d’euros de l’État au système d’indemnisation de solidarité nationale (ISN) qui permet de compenser les pertes dues à un aléa climatique ;
Un fonds de réarmement agricole doté de 235 millions d’euros au niveau national pour aider les exploitations les plus en difficulté selon des critères définis à l’échelon départemental pour correspondre au mieux aux réalités locales. Dans l’Aube, les services de l’État mettent tout en place pour que l’accès à ces financements soit le plus simple, clair et efficace avec l’objectif d’une activation dès le mois d’octobre.
Un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non-bâties (TFNB). Pour des raisons de simplification, il a été décidé d’appliquer, en concertation avec la Direction départementale des territoires (DDT) et la Direction départementale des finances publiques (DDFiP), un taux unique de 50 % dans l’Aube.
En plus de l’application de ces mesures nationales, le préfet a rappelé la mobilisation de l’ensemble des services de l’État depuis l’été pour accompagner au mieux les agriculteurs. Plusieurs actions locales ont été mises en avant, comme :
L’accélération des procédures avec le lancement des démarches pour bénéficier de l’ISN dès cet été afin de pouvoir ouvrir le guichet dès octobre ;
Le lancement d’un travail avec les acteurs du secteur bancaire et de l’assurance pour qu’ils se mobilisent pour accompagner les agriculteurs ;
L’utilisation du pouvoir de dérogation dès le 24 août pour alléger certaines réglementations comme celles portant sur les jachères. D’autres mesures en ce sens sont travaillées ;
La simplification de l’accès aux aides en cherchant à limiter les pièces justificatives nécessaires pour bénéficier des aides et en appliquant pleinement le principe du « dites-le nous une fois ».
Cette réunion n’est toutefois qu’une nouvelle étape dans le travail engagé depuis plusieurs semaines avec les représentants du monde agricole de l’Aube.
Le préfet a ainsi rappelé sa volonté de poursuivre ces travaux dans les mois à venir en associant tous les acteurs du secteur (organisations professionnelles, Chambre d’agriculture, mutualité sociale agricole (MSA), DDT, DDFiP, acteurs bancaires, assureurs).
Il a enfin affirmé sa détermination à mettre en oeuvre toutes les mesures qui peuvent être adoptées localement et à défendre auprès du ministère toutes les bonnes idées qui émergeront dans l’Aube pour soutenir les agriculteurs.