Reims première des grandes villes métropolitaines pour son accessibilité à ses espaces verts
Aménagement. Dans le grand centre urbain de Reims, 72% de la population a un accès à un parc, un square ou à un jardin de taille modeste à moins de cinq minutes de marche et 90% aux mêmes espaces verts d’au moins un hectare. Cette accessibilité place la ville au premier rang des grands centres urbains nationaux.
Dans son étude intitulée « Plus de la moitié des habitants des grands centres urbains du Grand Est a un accès direct aux espaces verts », l’Inseeprécise le fondement de son propos : « La nature et sa préservation sont souvent associées à des enjeux de santé, de bien-être ou écosystémiques. En milieu urbain, les aménités environnementales peuvent contribuer à la qualité du cadre de vie et renforcer l’attractivité résidentielle ou touristique des territoires. Dans ce contexte, le développement de ces espaces en ville constitue un enjeu des politiques d’aménagement conduites par les collectivités territoriales ces dernières années ».
Un quart de la superficie des grands centres urbains du Grand Est est couvert par des aménités environnementales (parcs et jardins, autres végétations, forêts ou espaces aquatiques). La part de la surface couverte par la nature varie fortement d’un grand centre urbain à un autre. Elle dépasse les 30 % à Nancy et Mulhouse, mais n’atteint que 9 % à Troyes et 8 % à Reims.
Si dans ces indicateurs d’évaluation l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, recommande des disponibilités potentielles de 10 m² par habitant en parcs et jardins et 25 m² en forêts urbaines, en tenant compte du risque de surfréquentation, seules les agglomérations de Reims et Metz atteignent le premier seuil.
La forte accessibilité de Reims aux espaces verts
Dans le Grand Est, 56 % des habitants sont à moins de cinq minutes de marche d’un espace vert d’au moins 1 000 m². Reims est le centre urbain de la région possédant sur ce sujet la situation la plus favorable : 70 % des habitants concernés, contre 30 % à Troyes. Dans le Grand Est, 75 % des citadins vivent à moins de 15 minutes à pied d’un espace vert. Ils sont 90 % à Reims, contre 60 % à Colmar ou à Troyes. 44 % des résidents régionaux ne peuvent profiter d’aucun espace vert à proximité immédiate de leur domicile.
La superficie de ces aménités environnementales constitue un autre facteur d’attractivité précisé par l’OMS, soit 0,5 hectare à moins de cinq minutes du domicile. Seuls 38 % des habitants des grands centres urbains du Grand Est répondent à ce critère.
L’Insee résume ainsi la situation de Reims : « 72 % de la population a accès à un parc, square, jardin ou cimetière paysager d’au moins 0,1 hectare, ou à une forêt publique d’au moins 0,5 hectare à moins de cinq minutes à pied. De plus 89 % de la population a accès à un tel espace à moins de cinq minutes ou à un espace vert public d’au moins un hectare à moins de dix minutes, ou à un espace vert public d’au moins dix hectares à moins de quinze minutes de marche ».
L’objectif 2026 de Reims Nature repoussé dans le temps
La stratégie Reims Nature, lancée par la Ville en 2021, annonçait l’objectif à fin 2026 d’un espace vert à 300 mètres de chaque habitant. Le coût estimé des travaux inhérents à ce verdissement s’est élevé à 53 M€ entre 2020 et 2025.
Selon l’enquête de l’Insee de 2025, « Un accès inégal aux espaces verts dans les grands centres urbains », si la couverture arborée de la ville, parcs, squares et jardins, est dans la moyenne nationale, Reims est la première des grandes villes de l’Hexagone pour l’accessibilité à ces espaces : 71,8 % contre une moyenne métropolitaine de 52,4 %.
Si Reims Nature est en léger retard sur son calendrier, le rapport sur ce sujet de la Ville de Reims annonce : « La nature regagne du terrain en ville ». Chiffres à l’appui : nouvelles plantations d’un millier d’arbres, 20 000 arbustes, 56 000 m² d’espaces verts supplémentaires dans un ensemble de plus de 370 hectares en progression de 12 %, et 11 parcs et jardins de plus dans les cinq dernières années.
8e ville verte en 2023 et sous les radars en 2026
Ne pas confondre ville verte et ville arborée. La distinction est faite par l’Observatoire des Villes Vertes, la plateforme la plus exploitée au niveau national, gérée par deux entités : l’Unep, Union des Entreprises du Paysage, et Horis, organisation rassemblant des responsables d’espaces nature des villes. Tel que le rappelle le Palmarès des Villes Vertes de France, publié tous les trois ans depuis 2014, la ville arborée n’est qu’un des éléments de la ville verte, parmi lesquels le m² d’espaces verts par habitant, le budget consacré par habitant, les arbres d’alignement, la biodiversité ou les mesures d’adaptation climatique.
Reims, 8e ville la plus verte de ce palmarès en 2023, sort du top 10 en 2026. Dans le palmarès 2023, dominé par Angers, Rennes et Strasbourg, Metz est 5e et Reims 8e. Dans l’édition 2026, Angers est toujours la ville la plus verte de France, cette fois-ci devant Annecy et Metz. Strasbourg descend à la 5e place et Reims disparaît du top 10.
On peut toujours se consoler avec la dernière enquête de l’Insee : le taux de couverture parcs et jardins de 3,3 % de la superficie urbaine de Reims est légèrement supérieur à la moyenne nationale, et la part de la population ayant un accès à un espace vert est bien plus importante que celle des grands centres métropolitains : près de 72 % pour une moyenne nationale de 52 %.