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129e année

Neuf chargés de mission pour valoriser le patrimoine local

Patrimoine. Ce nouveau dispositif créé par le gouvernement a récemment été lancé sur le terrain.

Perrine Milan, Coline Orset, Ophélie Flamant, Clément Morel et Alice Michel ont été les premiers « V.T.A . » à se mettre en action dans les Ardennes. Pascal Rémy

À l’occasion du deuxième anniversaire du Pacte Ardennes, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, n’est pas venue les mains vides. Elle a accordé au Département la possibilité de disposer de Volontaires Territoriaux en Administration (VTA). Dans le cadre de leur formation, neuf « VTA » sortant d’universités ou d’écoles de niveau bac +2 voire plus ont donc été missionnés durant une période de 12 à 18 mois pour aider à la valorisation du patrimoine local bâti, tout en contribuant à l’amélioration du cadre de vie des habitants.

« Jamais il n’y a eu autant de moyens financiers et techniques déployés au profit des communes et communautés de communes »

Ces jeunes diplômés vont être amenés à sillonner le territoire et une grande partie de ses 469 communes pour recenser tous les bâtis qui pourraient nécessiter une intervention et appuyer les équipes et les élus dans le montage de projets.

À l’initiative de ce projet, le député Jean-Luc Warsmann a récemment rappelé les grandes lignes de cette opération : D’abord, faire un inventaire des bâtiments vacants, qu’ils soient en ruines, à l’abandon ou en friche et recenser les points noirs comme les gravats ou les signalisations endommagées. Ensuite, la mise en contact des propriétaires des biens avec les collectivités territoriales concernées afin de les mettre au courant des différentes aides possibles pour rénover les lieux, grâce à une labellisation de la Fondation du patrimoine.

Sept ans de chantier

« Jamais il n’y a eu autant de moyens financiers et techniques déployés au profit des communes et communautés de communes et des particuliers pour améliorer notre patrimoine local. Il faut donc les inciter à s’engouffrer dans ce type d’opération pour faire émerger des projets et mobiliser des financements », a résumé celui qui est aussi vice-président régional.

La Région Grand-Est s’est elle aussi engagée à prendre en charge jusqu’à 80 % du montant de certains travaux de particuliers (dans la limite de 15 000 euros) et de 50 % de chantiers réalisés par les collectivités (6 000 euros de plafond). D’autant que la réhabilitation de ruines, grâce à des projets d’ingénierie adaptés aux besoins de terrain, s’avère un atout futur pour le tourisme et même la venue de nouveaux habitants. Ce vaste chantier est appelé à s’étaler sur une durée de sept ans.

Pascal Remy