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Malgré une nette baisse, le chauffage au fioul fait de la résistance dans le Grand Est

Énergie. Si le Grand Est occupe la 2e place des régions pour la consommation de fioul, les modes de chauffage de ses résidences principales ont ainsi évolué entre 2006 et 2022 : -11% pour le fioul, +5% pour l’électricité, +1% pour le gaz et +5% pour les autres modes de chauffage.

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(Crédits : Freepik)

12% des résidences principales de la région sont chauffées au fioul, soit 3% au-dessus de la moyenne nationale, une situation qui place le Grand Est à la deuxième place des régions les plus consommatrices de ce type de chauffage, derrière la Bourgogne Franche Comté.

En 2022, 316 000 ménages régionaux utilisent le fioul pour leur résidence principale. Cette part de 12% reste cependant très inférieure à celle du chauffage au gaz (44%) et à l’électricité (23%). Dans la région, la Meuse (19%) et la Haute-Marne (17%) sont les départements les plus consommateurs de fioul. Les proportions sont de 15% pour le Bas-Rhin et les Vosges et, au plus bas, de 7% pour la Meurthe-et-Moselle.

L’utilisation du fioul concerne principalement les maisons individuelles, anciennes et vastes. Elle est cinq fois plus constatée dans les maisons (19%) que dans les appartements (4%). Parmi les logements construits avant 1970, le fioul (16%) est autant utilisé que l’électricité. Après 1970, c’est l’électricité (19%) qui est plus utilisée. Ce facteur ancienneté de l’habitat est prépondérant dans le Grand Est, région qui enregistre 44% de ses résidences principales construites avant 1970, contre 41% en France métropolitaine. L’autre facteur majeur est la taille du logement. Pour les plus de 100 m², le chauffage au fioul est deux fois plus présent que pour les surfaces plus modestes. Le Grand Est est d’autant plus concerné que la superficie moyenne de ses habitations y est plus grande qu’en France métropolitaine.

Plus forte consommation dans le rural

Le fioul est également un mode de chauffage plus fréquemment utilisé chez les plus de 75 ans, deux fois plus que chez les jeunes. L’ancienneté dans le logement et le statut de propriétaire sont des facteurs forts de l’utilisation du fioul. Les ménages vivant dans leur résidence depuis plus de vingt ans sont trois fois plus nombreux à utiliser ce mode de chauffage. 17% des propriétaires utilisent le fioul contre seulement 5% des locataires. Dans les zones rurales, là où se situent le plus de maisons anciennes, le chauffage au fioul concerne 22% des résidences principales contre 7% en milieu urbain. Globalement dans ces territoires ruraux, 25% des résidences principales sont chauffées au fioul, 22% à l’électricité et 20% au gaz. À l’inverse, en zone urbaine, permettant mieux les alternatives au fioul, 50% des résidences principales utilisent le gaz et 4% le fioul. Le chauffage au fioul est en diminution constante. Entre 2006 et 2022, la part de ce dernier a été divisée par deux dans le Grand Est, comme en France métropolitaine. La baisse du fioul en volume est de 11%. La hausse de l’utilisation du chauffage électrique est de 5%. Le gaz, toujours premier fournisseur, connaît une relative stagnation. Notons enfin que depuis le 1er juillet 2022, il est interdit d’installer ou de remplacer des chaudières au fioul.