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Les investissements étrangers 2026 dans le Grand Est pourraient dépasser les 600 M€

Investissement. Le dernier sommet de Choose France fait état, pour l’année 2026, de 8 nouvelles annonces d’investissements étrangers dans le Grand Est. Dans un ensemble régional de plus de 600 millions d’euros, le territoire champardennais est concerné par les 60 millions d’euros du cartonnier Smurfit sur ses sites d’Epernay et de Rethel.

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Photo de Irlandais Smurfit
Le groupe Irlandais Smurfit (emballages carton) annonce 60 M€ d’investissement sur ses sites historiques d’Epernay et de Rethel. (Crédits : DR)

Le 9e sommet Choose France, organisé début juin 2026, dévoile huit nouvelles annonces d’investissements étrangers dans le Grand Est, un territoire qui tient ainsi sa place au sein des grandes régions européennes de production, d’industrialisation et de transition industrielle. Pour le Président Franck Leroy, « ces annonces confirment que le Grand Est est une terre d’industrie, d’innovation et d’échanges au cœur de l’Europe. Nos territoires attirent parce qu’ils conjuguent ambition industrielle, position stratégique et capacité à préparer l’avenir ».

Ces huit annonces, installations et développements, concernent deux groupes allemands : 90 M€ pour Liebherr à Colmar (Haut-Rhin) et 50 M€ pour Claas à Woippy (Moselle). Le premier, développe des moteurs à combustion de grandes puissances et le second fabrique des machines agricoles. Deux autres investissements sont américains : 45 M€ pour Mars (agro-industrie) sur cinq sites de la Collectivité Européenne d’Alsace et 100 M€ pour Ecolab, entreprise engagée dans la croissance durable, avec deux projets dont celui d’Holo Solis, fabricant de panneaux solaires, à Sarreguemines (Moselle). Deux autres projets concernent le groupe suédois Alfa Laval (marché des gaz industriels) qui annonce 50 M€ pour l’extension de son usine de Golbey (Vosges) et l’Espagnol Boluda qui opère dans la modernisation des infrastructures portuaires, dont celles du Grand Est, et projette un investissement global de 250 M€ sur le sujet. Enfin, deux leaders mondiaux investissent dans le Grand Est. 60 M€ pour les sites historiques de l’Irlandais Smurfit (emballages carton) à Epernay et Rethel et 28 M€ pour l’Italien Prysmian (câbles et systèmes télécommunication) à Cornimont (Vosges).

Des investissements étrangers développeurs de l’industrie régionale

Ces annonces viennent illustrer une tendance de fond du rôle des multinationales étrangères en France et leur importance dans le tissu économique régional. Dans le Grand Est, 56% des salariés travaillant au sein d’entreprises étrangères sont employés dans l’industrie, contre 38% en moyenne au niveau national, un constat d’autant plus significatif que l’emploi industriel régional pèse 17% de l’emploi total du Grand Est contre 13% en France. En équivalent temps plein, 19,2% des salariés du Grand Est travaillent dans un établissement sous contrôle étranger, près de six points au-dessus de la moyenne nationale. Au rang des cinq principaux pays des multinationales opérant dans le Grand Est, l’Allemagne pèse 29% des emplois, les Etats-Unis 15%, la Suisse 11%, la Belgique 8% et le Luxembourg 7%.

Expansion Desk, un dispositif dédié aux investisseurs allemands

Avec 30% des projets en 2025, l’Allemagne est le premier pays investisseur étranger dans la région. Après Daimler à Ligny-en-Barrois, les annonces de Liebherr et Class confortent cette position soulignée par Franck Leroy : « Le Grand Est est le trait d’union naturel entre la France et l’Allemagne. Cette position unique nous donne une responsabilité particulière : transformer notre proximité avec l’Allemagne en projets industriels, en investissements et en emplois ».

D’où l’idée du dispositif « Expansion Desk » visant à faire du Grand Est la porte d’entrée privilégiée des investisseurs allemands en France. Jusqu’ici, les investissements allemands jouent déjà un rôle majeur dans la transformation industrielle du territoire régional, notamment dans les secteurs de l’énergie, des matériaux, de la chimie, de la santé et des technologies industrielles.

Pour aller plus loin encore, la Région Grand Est s’apprête à accompagner cette dynamique avec Expansion Desk, un dispositif qui aura comme objectif de faciliter toujours plus d’implantations allemandes, de les accompagner dans leurs démarches et de faciliter leur développement.

Le Grand Est, 13e région européenne la plus attractive

Avec 852 projets d’investissements directs étrangers recensés en 2025, la France est, malgré une baisse de 17% par rapport à 2024, pour la septième année consécutive le pays européen le plus attractif, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. Par secteur, les baisses d’investissements concernent l’automobile, la chimie, la plasturgie et la métallurgie et les hausses l’Intelligence Artificielle, les énergie bio-carbonées, la défense et la logistique. Par pays, entre 2024 et 2025, les baisses, viennent de la Belgique (-33%), de l’Allemagne (-24%), des Etats-Unis (-14%) et du Royaume-Uni (-13%), Japon (+12%) et Italie (+3%) faisant mieux d’une année sur l’autre.

Les 88 projets internationaux recensés en 2025, classant le Grand Est en 3e position des régions françaises les plus attractives, derrière l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes, et devant les Hauts-de-France. La région occupe le 4e rang national en matière d’emplois créés. À un niveau supérieur, le Grand Est, dans un palmarès dominé par le Grand Londres, occupe le 13e rang européen, derrière la Lombardie et devant la région de Madrid.