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130e année

Le projet de la future ESAD dévoilé

Art. Le projet de la nouvelle École Supérieure d’Art et de Design de Reims (ESAD) vient d’être dévoilé, entre bâtiment tout en courbes et terrasses, nouveaux espaces de cours et de vie. Ce bâtiment réalisé par l’architecte Jean-Pierre Lott signe de manière très concrète le départ de la réhabilitation du quartier du Port Colbert et de la friche des Magasins Généraux.

Telle une vague, il ondule sur l’eau… Épousant parfaitement son environnement et s’imbriquant aussi bien dans la verdure de la coulée verte que dans le passé industriel du quartier, symbolisé par l’ancien bâtiment des Magasins généraux, le nouveau bâtiment de l’ESAD, imaginé et dessiné par l’architecte Jean-Pierre Lott, présente un véritable parti pris. Complexe, il alterne les lignes droites et courbes pour dégager toute la potentialité d’un tel établissement, devant accueillir jusqu’à 285 étudiants, là où les deux sites actuels (Cathédrale avec 3 600 m2 destinés aux cours théoriques et formations et Franchet d’Esperey avec 2 000 m2 dédiés aux premières années et à la pépinière design), en accueillent 225.

Sur un terrain d’une superficie de 3 550 m2, la nouvelle école occupera une surface utile de 6 750 m2 et s’articulera autour de plusieurs étages, chacun possédant une fonction et une identité spécifique. Ainsi, le rez-de-chaussée sera consacré à l’auditorium (250 places) et au hall d’exposition de 400 m2 « qui valorisera les créations des étudiants » quand le deuxième étage recevra lui, les 19 salles de cours et les ateliers, créant ainsi « une synergie », selon le vœu de l’équipe dirigeante avec en tête, le directeur de l’ESAD, Raphaël Cuir. La toiture sera également accessible, avec d’un côté un jardin paysager et de l’autre une terrasse avec un amphithéâtre. Une des préoccupations a été de ne pas faire quelque chose de « monolithique » mais avec des formes changeantes et un bâtiment qui « s’ouvre sur l’extérieur », aussi bien d’un point de vue paysager que citoyen. « Ce nouvel espace permettra de faire entrer le public dans le hall d’exposition, mais aussi d’être encore plus ouverts dans les formations et l’organisation de conférences », promet Raphaël Cuir. « Avec cette physionomie, l’école va pouvoir grandir et s’adapter aux enseignements futurs pour des dizaines et dizaines d’années. »

Reims, 3ème pôle d’enseignement supérieur du Grand Est

Raphaël Cuir (directeur de l’ESAD), Pascal Labelle (adjoint délégué à la Culture et au Patrimoine), Catherine Vautrin (Présidente du Grand Reims) et Jean-Pierre Lott (Architecte). Ville de Reims

« La future ESAD se trouvera dans une position stratégique, permettant de redécouvrir la « rive droite » de Reims », assure Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, se félicitant de « travailler depuis plusieurs années avec des architectes de renom, aux projets audacieux et aux ambitions architecturales fortes » et rappelant que la ville de Reims est le troisième pôle d’enseignement supérieur du Grand Est après Strasbourg et Nancy avec « un habitant sur six » comme étudiant. « Le bâtiment va s’installer sur un site en devenir, celui du Port Colbert. L’école de commerce Neoma trouvera sa place sur le côté Est du site quand un ensemble de logements viendra compléter l’offre de ce nouveau quartier », rebondit Jean-Pierre Lott. Alors que le projet vient tout juste d’être validé, l’objectif de livraison est ambitieux puisque l’ESAD s’est fixé comme date d’ouverture celle de la rentrée 2025.

Jean-Pierre Lott présentant les plans de l’ESAD de Reims Ville de Reims

Avec un programme d’investissement pluriannuel de 120 millions d’euros par an, le Grand Reims a sollicité un certain nombre de subventions pour boucler le budget prévisionnel global de 35 millions d’euros : 7M€ de la Région, 5M€ de l’Etat (DRAC) et 870 000€ du Fonds friches.

Nastasia Desanti