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129e année

Le Grand Est fait moins bien que la moyenne nationale pour le chômage

Emploi. Toutes catégories confondues, la région enregistre pour ce troisième trimestre 2021 moins de chômeurs qu’avant la crise sanitaire. Cette baisse (4,7%) est cependant inférieure à celle du niveau national (5,5%).

Avec un taux de chômage de 7,7%, le Grand Est occupe le 4e rang des plus forts taux régionaux. Gérard Delenclos

Au troisième trimestre 2021, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A, sans aucun emploi, est de 274 000 contre 287 000 au deuxième trimestre, soit une baisse de 4,7% et 13 000 demandeurs de moins. Cette amélioration trimestrielle est inférieure à celle de la moyenne nationale (-5,5%) et l’avant dernière plus faible enregistrée par les 13 régions métropolitaines. La baisse des taux de chômage va de 10,9% pour la Corse à 3,1% pour les Hauts-de- France. L’Occitanie, l’Ile-de-France, le Grand Est et les Hauts-de-France sont sous la baisse moyenne. En données brutes, toutes catégories de demandeurs confondues, le Grand Est compte au troisième trimestre 505 000 demandeurs d’emploi, soit 7,7% du total national (7 582 000).

Mieux qu’avant la crise sanitaire

Dans cet ensemble, le nombre de chômeurs déclarés va de 16 000 pour la Meuse à 98 000 pour le Bas- Rhin. La Marne en compte 53 000, les Ardennes 27 000 et l’Aube 33 000. Depuis le début de l’année, la région compte 19 000 chômeurs de moins. Comparativement aux 509 000 demandeurs de Septembre 2019, le Grand Est fait mieux que la situation d’avant-crise (- 5 200 chômeurs).

Avec un taux de chômage de 7,7%, le Grand Est occupe, avec la Normandie, le 4e rang des plus forts taux régionaux, derrière l’Occitanie (9,4%), les Hauts-de-France (9,3%) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (9,1%). Dans le Grand Est ces taux vont de 6,4% pour la Haute-Marne à 9,9% pour l’Aube, 7,5% pour la Marne et 9,5% pour les Ardennes. Depuis fin 2019, les taux ont baissé dans sept départements de la région, notamment dans les Ardennes, les Vosges et la Meurthe-et-Moselle. On note une stagnation pour la Marne et le Bas-Rhin et une hausse pour le Haut-Rhin.

Gérard Delenclos