Le Grand Est, deuxième région pour la part du secteur automobile dans l’emploi salarié
Industrie. Plus de 43 000 salariés répartis dans 533 entreprises, près de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 2,1% du PIB régional, derrière la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est occupe le deuxième rang des régions françaises pour l’emploi salarié dans l’automobile.
Fin 2023, 533 entreprises régionales comptent 43 500 salariés, soit 2,2% de l’emploi salarié régional, travaillant directement dans la filière automobile. L’importance de cette part est double que celle du niveau national. Une seule région, la Bourgogne-Franche-Comté, fait mieux avec 2,9%. En matière de valeur ajoutée, les 4 Mds€ situent la région en troisième place, derrière l’Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes.
Les grandes entreprises occupent une place centrale dans la filière automobile régionale. Elles emploient près de la moitié des effectifs régionaux de la filière et génèrent 60% de la valeur ajoutée. Parmi ces grandes entreprises, les établissements constructeurs rassemblent 28% de l’emploi et 40% de la valeur ajoutée de la filière. L’implantation des grands équipementiers est plus limitée dans le Grand Est. Elle se traduit par 7,5% des effectifs et 7,3% de la valeur ajoutée.
90% des emplois de l’automobile sont industriels
Sur les 43 500 salariés de la filière automobile, 25% viennent du secteur de la fabrication de la carrosserie et d’équipements, 25% de la construction des véhicules, 21% d’industries diverses, 20% de la métallurgie et des produits métalliques, 7% d’activités tertiaires et 2% de l’ingénierie et des études techniques.
Le tissu productif régional de la filière est largement dominé par l’industrie (70% des établissements et 92% des effectifs). 99% des emplois sont centrés sur la construction des véhicules, domaine des grands constructeurs. La fabrication des carrosseries et des équipements divers est assurée par 150 entreprises, en majorité des entreprises de taille intermédiaire ou des PME.
Une présence forte en Moselle et dans le Haut-Rhin
65% des salariés de l’automobile en région exercent en Moselle (32%), Haut-Rhin (17%) et Bas-Rhin (16%). Les zones d’emploi de Sarreguemines, Thionville, Metz, Saint-Avold et Forbach regroupe plus du tiers des salariés et de la valeur ajoutée de la filière régionale. Cette forte spécialisation résulte de l’implantation d’unités de grands constructeurs dans les années 1960-1970, comme par exemple : Stellantis à Tramery et Metz, Renault à Batilly et Continental à Sarreguemines, sans oublier Smart à Hambach, racheté par INEOS en 2020.
Les salariés de la filière automobile du territoire champardennais représentent près de 18% de l’ensemble du Grand Est, avec 3 000 d’entre eux dans les Ardennes, 2 000 dans la Marne, 1 600 en Haute-Marne et près d’un millier dans l’Aube.
Une filière en recherche de diversification
Confrontées aux difficultés de la filière, de nombreuses entreprises cherchent à se diversifier vers d’autres marchés ou d’autres technologies. Dans le Grand Est, comme au niveau national, une entreprise sur deux s’engage dans une stratégie de diversification. Pour 27% d’entre elles, la diversification s’opère au sein de la filière, pour 35%, il s’agit de changer de filière, pour 38% la mutation combine des diversifications à la fois internes et externes à la filière automobile.
Ces évolutions concernent surtout les entreprises des secteurs de la métallurgie (78% d’entre elles en reconversion) et des autres industries (68% dans la démarche). Parallèlement, la transition vers le véhicule électrique transforme profondément la filière.
Dans le Grand Est, 20% des établissements liés à l’automobile se forment pour s’adapter, puis se convertir à la production de véhicules électriques ou hybrides. Enfin, 5% des établissements fournisseurs de la filière conçoivent et produisent déjà des véhicules électriques ou hybrides.