La Région Grand Est confirme en 2025 la bonne gestion de ses finances
Finances. Edité en janvier 2026, le rapport sur les budgets primitifs 2025 des Régions de la Direction Générale des Collectivités locales confirme la bonne gestion des finances régionales : le Grand Est dépense beaucoup mais dépense bien, s’endette mais avec précaution et maintient le taux d’investissement le plus élevé des Régions métropolitaines.
705 euros par habitant, les dépenses réelles totales de la Région Grand Est pour l’année 2025, en fonctionnement comme en investissement, sont les plus élevées de France métropolitaine, hors Corse, et dépassent la moyenne de plus de 30%. Ces dépenses sont en baisse de près de 10%, un recul sur une année constatées dans huit autres Régions de l’Hexagone. Les dépenses de fonctionnement sont, elles, en baisse de 6%. Tout en maintenant le taux le plus élevé des douze Régions considérées (43% du total des dépenses), le Grand Est accuse, comme dix autres Régions, une baisse de 14% de ses investissements. En bref, le Grand Est, sixième région pour sa population, occupe la 1ère place des dépenses totales par habitant, la 3e pour les dépenses de fonctionnement, derrière la Bourgogne Franche Comté et les Hauts-de-France, et la 1ère pour les dépenses d’investissement, six points au-dessus de la moyenne des douze Régions.
Parmi les dépenses de fonctionnement, celles concernant les charges de personnel s’élèvent à 64 euros par habitant, elles sont parmi les moins conséquentes de la Métropole dans laquelle six Régions dépensent plus, et s’inscrivent dans la moyenne. En 2025, avec près de -1%, le Grand Est affiche la seule baisse des douze Régions. Sur ce chapitre, l’évolution moyenne nationale est de +2,2%, conséquence des fortes hausses enregistrées dans les Régions Normandie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur. La part des dépenses de personnel du Grand Est est à deux points sous la moyenne.
L’un des budgets qui profite le mieux aux territoires de la région
L’autre volet du fonctionnement concerne les dépenses d’interventions. Il s’agit d’aides directes principalement sous la forme de subventions aux autres collectivités, départements, communes et intercommunalités. Les dépenses du grand Est en faveur de ses territoires sont proportionnellement les plus élevés des douze Régions (242 euros par habitant pour une moyenne de 177 euros). Sur ce chapitre, la part des dépenses d’intervention sur les dépenses totales de fonctionnement est de 60%. Elle inscrit le Grand Est à la 2e place derrière les Pays de la Loire. Économie exige, la Région baisse à présent ce type de dépenses de 0,3% et rejoint la tendance observée chez cinq autres Régions. C’est dans cette tendance que figure notamment au budget 2026 l’arrêt, par exemple, l’arrêt des subventions à l’aéroport de Vatry. En matière d’investissement, les deux leviers des Régions sont l’épargne et l’emprunt. Pour le Grand Est, les produits de l’emprunt en 2025 monopolisent 102 euros par habitant. L’emprunt est au-dessus de la moyenne nationale et seules quatre Régions ont emprunté plus l’année dernière. En termes d’évolution sur un an, quand la moyenne baisse de 5%, le produit régional gonfle de 7%. La conséquence directe est l’augmentation de la dette : + 1,7%. Cette dernière est cependant plus mesurée que celle du niveau métropolitain (+6,5%).
Le maintien d’une bonne capacité de désendettement
Le Grand Est occupe la 3e place des Régions ayant le plus emprunté en 2025, il est aussi la 5e Région la plus endettée. Cependant, le délai de désendettement, mesurant le temps nécessaire pour rembourser la dette si la Région y consacrait la totalité de son épargne brute, est de 6,2 ans pour le Grand Est. Seules l’Auvergne-Rhône-Alpes (3,4) et la Normandie (5,3) font mieux. Le second levier de l’investissement est l’épargne nette, un indicateur qui souligne l’état de santé des collectivités. L’épargne nette est le produit de l’épargne brute (épargne de gestion moins les charges financières) diminuée du remboursement de la dette. En 2025, cette épargne nette par habitant est de 39 euros pour le Grand Est, contre 31 euros en moyenne métropolitaine. Le Grand Est dispose de la 4e épargne nette par habitant, derrière l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Normandie, et l’Occitanie.
Source : Rapport de la DGCL sur les budgets primitifs 2025 des régions.