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129e année

La Région et l’Etat consacrent 6 milliards d’euros à la relance du Grand Est

Relance. Jacqueline Gourault, Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et Jean Rottner, Président de la Région Grand Est ont signé l’accord de relance régional post-Covid 2021-2022 (1,25 Mds€) et le document cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2021-2027 (4,85 Mds€) qui sera finalisé dans ses détails d’ici à la fin de l’année. Au total, plus 6 milliards d’euros seront cofinancés par la Région et l’Etat.

Josiane Chevalier, Préfète de la région Grand Est, et Brigitte Klinkert, Ministre déléguée au Ministre du Travail, entourant Jean Rottner, Président de la Région Grand Est et Jacqueline Gourault, Ministre de la Cohésion des territoires.

L’accord concernant l’action conjointe de l’Etat et de la Région en faveur de la relance va permettre la mobilisation de 1,25 milliard d’euros, soit 631,6 M€ pour le Grand Est et 623 M€ pour l’Etat. Cet accord prévoit la réalisation de mesures à effet immédiat, à travers les opérations déjà enclenchées de rebond et de fonds de résistance, et des mesures à moyen terme, en particulier sur le chapitre des mobilités, la mise en oeuvre du Business Act, la déclinaison régionale du Plan France Relance ainsi que le déploiement de mesures spécifiques correspondant à l’évolution de la situation économique et sociale de la région.

« Effacer progressivement les frontières pour améliorer le quotidien des citoyens »

Il s’agit d’un nouveau dialogue entre les collectivités territoriales et l’Etat, établi d’ici à l’été, qui prendra la forme d’une centaine de Pactes Territoriaux de Relance et de Transition Ecologique (PTRTE) lesquels couvriront la région et accompagneront les territoires dans la relance et la reconquête. Ces PTRTE seront des contrats intégrateurs, souples et évolutifs. Ils auront pour vocation de simplifier et rendre plus lisible l’action publique au service du développement des territoires. La Région va mettre en oeuvre près de 140 dispositifs de ce type au service des projets des territoires qui seront identifiés dans ces pactes et financés à hauteur de 2 milliards d’euros sur la période 2021-2027.

Les Maisons de la Région, seront avec les préfectures de département, les interlocuteurs des porteurs de projets. Parmi les moyens financiers complémentaires de ce plan de relance, 45 millions d’euros de l’Etat viendront garantir une plus forte capacité d’investissement et 300 millions d’euros de fonds européens viendront s’ajouter, notamment en faveur de la transition. Au total et sur deux ans, la Région estime à près de 3 milliards d’euros le financement injecté dans l’économie régionale, à l’occasion de ce plan de relance.

4,8 milliards d’euros pour le CPER 2021-2027

Le nouveau Contrat de Plan Etat Région, sur la période 2021-2027, va quant à lui mobiliser 4 856 millions d’euros, à parité entre l’Etat et la Région qui s’accordent sur quatre objectifs prioritaires : la transition écologique (1 044 M€), la compétitivité et l’attractivité du territoire régional (1 632 M€), la cohésion sociale et territoriale (2 180 M€) et la coopération transfrontalière. Anticiper les conséquences du changement climatique, optimiser la gestion de l’eau, accélérer la transition énergétique et amplifier les actions et reconquête du patrimoine naturel sont les pistes de la première priorité de ce CPER.

La Région, sur le deuxième axe, mise sur l’accroissement des pôles d’enseignement supérieur et de recherche, sur le développement des filières industrielles et l’exploitation des technologies numériques. La troisième priorité, concernant la cohésion sociale et territoriale, s’appui sur l’accès aux soins et la résilience sanitaire ainsi que sur la mise en oeuvre de politiques publiques de proximité adaptées aux territoires et sur le développement des mobilités.

Enfin l’ambition de la coopération transfrontalière, vue par le Grand Est se décline ainsi : « Effacer progressivement les frontières pour améliorer le quotidien des citoyens et soutenir les structures institutionnelles politiques et de conseil pour la coopération transfrontalière de la région ». En parallèle, l’Etat et la Région oeuvreront de concert pour identifier les grandes priorités post- 2022 relatives aux infrastructures de transport qui feront l’objet en 2023 d’une nouvelle feuille de route, en application de la loi d’orientation des mobilités.

Gérard Delenclos