La fracture numérique de l’accès au haut débit régional bien résorbée ces cinq dernières années
Grand Est. Près de 93% de locaux éligibles à la fibre de très haut débit, une position médiane pour le fixe et en retard pour le mobile 5G, le Grand Est a largement comblé sa fracture numérique d’origine, avec notamment un rééquilibrage entre la couverture urbaine et la couverture rurale.
Avec plus de 90% de locaux éligibles à la fibre optique, depuis fin 2024, le Grand Est se trouve mieux équipé que le reste de la France. Les communes rurales à habitat dispersé sont quasiment aussi bien couvertes en connexion fixe que les grands centres urbains. Cependant, la situation est plus contrastée pour la couverture mobile entre la quasi-disparition des zones blanches pour la 4G et un certain retard dans le déploiement de la 5G, an particulier dans les communes de densité intermédiaire.
Une couverture très haut débit au-dessus de la moyenne nationale
Le déploiement de la fibre optique, à partir de 2020 a rendu presque partout sur le territoire un accès facile à un débit fixe de meilleure qualité, largement utile au développement soutenu des usages courants et des technologies de l’information et de la communication. On est ainsi passé dans le Grand Est à une couverture de 70% à un niveau supérieur à 30 Mégabits par seconde en 2020, à une couverture à quasi 100% à la fin 2024. Seul un client potentiel sur 25 000 n’est actuellement pas éligible à l’accès de cette technologie. À fin 2020, le Grand Est était la quatrième région la mieux équipée pour le très haut débit fixe, avec une couverture de 62%, soit deux points au-dessus de la moyenne métropolitaines. Fin 2024, le taux d’éligibilité est passé à 93% et reste deux points au-dessus de la moyenne. Dans le même temps, la couverture mobile a grandement progressé, faisant quasiment disparaître les zones blanches 4G.
Parallèlement, le nombre de systèmes 5G a été multiplié par huit. Pour autant la région présente un certain retard dans le déploiement de la 5G : 1,2 systèmes 5G pour 10 000 habitants, soit un niveau légèrement inférieur à celui de la Métropole. Sur ce système, le Grand Est n’occupait alors que la huitième place des régions. Ce retard s’est accentué. Avec 10,4 systèmes 5G pour 10 000 habitants, à fin 2024, le Grand Est occupe l’avant-dernier rang, derrière les Hauts-de-France et devant l’Ile-de-France. Les politiques publiques, dont le Plan fibre Grand Est lancée dès 2016 avec un financement public/privé de 1 489 M€ incluant une participation directe de la Région de 222 M€, ont favorisé l’accès au numérique sur l’ensemble des territoires, permettant aux communes rurales de rattraper leur retard, voire de dépasser les communes urbaines de densité intermédiaire. Ainsi, en 2020, le taux de locaux éligibles à un débit supérieur à 100 Mégabits par seconde ne variait que de 30% pour la Haute-Marne à 76% pour le Haut-Rhin.
Neuf département du grand est au-dessus des 90%
Aujourd’hui, tous les départements du Grand Est, à l’exception de la Meurthe-et-Moselle, ont un taux de couverture largement supérieur à 90% et au-dessus de la moyenne nationale. Au niveau régional, le territoire champardennais est le mieux couvert, la Marne et les Ardenne au-dessus de 96%, l’Aube et la Haute-Marne au-dessus de 95%. A fin 2024, le Grand Est (93%) occupait la sixième place des régions métropolitaines pour le nombre de locaux éligibles à un débit supérieur à 100 Mégabits par seconde, dans un classement dominé par l’Ile-de-France, les Hauts-de-France, les Pays-de-la-Loire, le Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté. Sixième région pour la couverture fixe, le Grand Est occupe l’avant-dernier rang pour la couverture 5G. En 2024, les zones blanches, territoires privé d’accès numérique, peu ou mal couvertes par la 4G ne représente plus que 3% du territoire régional et moins d’un habitant sur mille. Les territoires les moins denses et les plus denses sont mieux couverts en 5G. Dans la région, c’est dans les communes rural à habitat dispersé que la couverture 5G est la plus développée. Elle y est supérieure à la moyenne nationale.