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Archéologie : À Soissons, le chantier de l’Opal révèle de nouveaux secrets

Habitat. Dans le cadre d’un programme immobilier mené par le bailleur social dans la ville du Vase, le diagnostic d’archéologie préventive de la cellule du conseil départemental a dévoilé les vestiges d’une prestigieuse villa gallo-romaine du Ier siècle dans un endroit inhabituel.

Chantier d'archéologie
Les vestiges d’une villa gallo-romaine ont été retrouvés à Soissons grâce aux travaux d’archéologie.

Boulevard Alexandre-Dumas, à quelques encablures du lycée Gérard-de-Nerval, les archéologues du conseil départemental de l’Aisne ont fait une découverte des plus troublantes. Entamées le 27 avril dernier sur le site d’un projet de construction de l’Office public de l’habitat de l’Aisne (Opal 02), les opérations de diagnostic préventif d’archéologie ont mis à jour les fondations d’un mur à moins d’un mètre sous terre, puis « un sol incrusté de mosaïques et de petits blocs de marbre décoratif » un peu plus en profondeur.

« Ce qui est surprenant, c’est que nous sommes sur un site où des fortifications ont été érigées au XIXe et normalement, ces vestiges gallo-romains auraient dû être engloutis dans le fossé creusé au pied de ces fortifications. Le rempart a été construit différemment à cet endroit et une avancée de terre a permis la conservation de cette villa qui devait être la demeure de quelqu’un d’importance », précise Anthony Lefèbvre, responsable d’opération au service archéologique du conseil départemental. Les analyses du Centre d’études des peintures murales romaines (CEPMR) de Soissons devraient permettre d’en apprendre davantage. Huit sépultures d’une période beaucoup plus récente ont également été découvertes.

Stéphane Bourdier