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Anne-Sophie ROMAGNY salue une décision attendue, mais des conséquences qui devront être réparées

Commerce. À la suite de l’annonce faite par Serge Papin de la suspension, à compter du 1er juillet, de la taxe française sur les petits colis, Anne-Sophie Romagny se félicite que les alertes qu’elle porte depuis plusieurs semaines aient enfin été entendues.

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XCR Airport
En vigueur depuis le 1er mars 2026, la taxe française de 2 euros sur les petits colis a fortement pénalisé XCR Airport, en provoquant une baisse brutale de son activité de fret. Durant les trois mois pendant lesquels la taxe a été appliquée, le volume s’est élevé, au total, à seulement 2 000 tonnes, contre 6 000 les trois mois précédents. (Crédits : DR)

À la suite de l’annonce faite par Serge Papin de la suspension, à compter du 1er juillet, de la taxe française sur les petits colis, Anne-Sophie Romagny se félicite que les alertes qu’elle porte depuis plusieurs semaines aient enfin été entendues.

Dès l’instauration de cette taxe nationale, la sénatrice avait alerté le Gouvernement sur les effets contre-productifs d’un dispositif appliqué uniquement en France. Avec ses collègues Christian Bruyen et Vincent Capo-Canellas, elle avait notamment saisi le Premier ministre afin d’en demander la suspension dans l’attente d’une réponse européenne harmonisée. Elle avait alerté le Président de la République le 30 avril dernier lors de sa venue à Suippes. Il l’a informée il y a 15 jours qu’il transmettait au ministre Serge Papin.

« La décision annoncée aujourd’hui va dans le bon sens », estime la sénatrice dans un communiqué. « Le remplacement de la taxe française de 2 euros par l’application de droits de douane européens de 3 euros par colis permet de poursuivre un objectif partagé : protéger l’industrie et le commerce français et européens face au déferlement de produits à très bas coût, notamment en provenance d’Asie, fabriqués selon des normes sociales, environnementales et économiques qui ne sont pas celles imposées à nos entreprises. Encore fallait-il que cette protection soit mise en œuvre à la bonne échelle : celle de l’Europe. Comme le dit l’adage, mieux vaut tard que jamais. Cette suspension intervient toutefois après plusieurs mois durant lesquels les conséquences économiques ont été particulièrement lourdes pour les plateformes logistiques françaises. La plateforme de Vatry, dans la Marne, en est l’illustration la plus marquante. Le détournement des flux de marchandises vers d’autres États membres a entraîné un effondrement de son activité, avec des répercussions directes sur l’emploi et sur l’ensemble de l’écosystème logistique. D’autres plateformes françaises ont également été fortement impactées. »

Si cette suspension constitue une première étape indispensable, elle ne saurait effacer les préjudices subis. Anne-Sophie Romagny demande que les pertes économiques directement liées à cette taxe franco-française soient évaluées et que les entreprises ainsi que les territoires concernés puissent bénéficier d’un dispositif d’indemnisation adapté.

« Cette décision montre qu’une mesure de protection économique ne peut être efficace que lorsqu’elle est portée au niveau européen. Il était indispensable de corriger un dispositif qui pénalisait avant tout nos propres territoires. Il faut désormais accompagner ceux qui en ont subi les conséquences », conclut la sénatrice.