Nissan Leaf : le grand retour
Marché. La troisième génération de la pionnière des voitures 100% électriques grand public prend la forme d’un crossover au style fluide revendiquant plus de 600 km d’autonomie.
« Une icône réinventée » : Nissan résume la troisième génération de la Leaf 100% électrique en deux mots. Une référence à la toute première Leaf, pionnière lancée en 2010 sur un marché des voitures à batterie embryonnaire. On ne parle même pas du réseau de points de recharge quasiment inexistant. Cela n’avait pas empêché la berline japonaise de trouver près de 700 000 clients à travers le monde, un chiffre respectable dans le contexte de l’époque, l’autorisant à revendiquer à tout jamais le titre officieux de première berline électrique grand public. Depuis, l’univers des voitures électriques a été chamboulé par l’arrivée de nouveaux prétendants en même temps que les constructeurs traditionnels se sont dotés d’une offre électrique étendue dans tous les segments de marché. C’est dans ce contexte qu’arrive la nouvelle Nissan Leaf, succédant à un modèle qui n’a pas laissé d’impérissables souvenirs. Plus question désormais d’une berline à la ligne sage mais d’un crossover davantage dans l’air du temps : « fluide, aérodynamique et spacieux », souligne Nissan. CX de 0,25, dimensions compactes (4,35 m de long, pour 1,81 m de large et 1,55 m de haut), volume de coffre dans la bonne moyenne (437 l), habitabilité satisfaisante, générée par un empattement de 2,29 m, la Leaf 2026 joue la carte de la polyvalence pour répondre positivement aux attentes d’une clientèle familiale désireuse de faire sa transition énergétique sans rien céder sur les fondamentaux. La modernité s’invite à bord avec une double dalle numérique de 14,3 pouces réunissant l’ensemble des informations de conduite et d’info divertissement via Google « built-in ». Commandes vocales, synchronisation des applis et des services personnels... Le tout avec une mise à jour à distance. Le contrat est rempli. Même constat en matière d’aides à la conduite avec une panoplie complète de garde-fous électroniques, supposés assurer une sécurité optimum et suppléer les éventuelles carences du conducteur. La présentation d’ensemble est plutôt réussie avec un habitacle lumineux qui peut être éclairé par un toit panoramique opacifiant, des habillages noir ou bicolore souligné d’un subtil filet et un niveau d’équipements de confort généreux dès la finition de base.
Jusqu’à 604 km d’autonomie conventionnelle
La Leaf, troisième du nom, est disponible en deux niveaux de puissance et de batterie : 177 ch-130 kW avec une batterie de 52 kWh et un bloc électrique de 218 ch-160 kW associé à une batterie de 75 kWh. Si les performances ne diffèrent pas radicalement, il n’en est pas de même de l’autonomie et de la capacité de recharge. La version standard dispose d’une autonomie conventionnelle jusqu’à 436 km alors que la plus puissante autorise jusqu’à 604 km sans passer par la borne de recharge. Avec une honnêteté plutôt rare chez les constructeurs automobiles, Nissan propose une estimation de l’autonomie sur autoroute à 130 km/h : 224 km avec la batterie de 52 kWh, 330 km pour l’autre. Ces valeurs peuvent sembler décevantes et déconnectées des chiffres d’homologation mais elles reflètent une réalité que la plupart des marques préfèrent pudiquement éluder. Autre différence majeure entre les deux batteries, leur puissance de charge : jusqu’à 105 kW pour l’une, 150 kW pour l’autre. Cela permet de récupérer en 30 minutes jusqu’à 277 km de marge ou jusqu’à 417 km. Cette différence significative incitera ceux qui font régulièrement des déplacements longue distance à privilégier la version « long range ». Assemblée sur le site historique anglais de la marque à Sunderland, la Nissan Leaf, troisième du nom, débarque dans l’univers désormais pléthorique des compactes 100 % électriques avec des arguments. En France, elle trouvera sur sa route les Renault Scénic et Mégane E-Tech et qui comptent parmi les best-sellers de la catégorie.
À partir de 35 300 €, avant les éventuelles aides fiscales