Automobile

Mégane E-Tech : rajeunissement général

Essai. Commercialisée en 2022, la Renault 100% électrique bénéficie d’une cure de jouvence esthétique et d’une mise à jour technologique avec une autonomie portée à 500km.

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Depuis le lancement de la Mégane E-Tech, la famille 100 % électrique de Renault s’est enrichie de nombreux modèles. C’est par elle que le constructeur s’est résolument engagé sur le chemin de la transition énergétique en décidant de remplacer sa berline compacte thermique à succès par une voiture exclusivement à batterie. Un choix qui n’allait pas de soi dans le segment de marché le plus important en Europe. Le virage a été réussi. Détail qui n’en est pas un : pour les deux tiers des acheteurs, la Mégane E-Tech a été leur première expérience 100 % électrique.

Au bout de quatre ans, le constructeur donne un second souffle à la Mégane à la peine commercialement. Une évolution d’abord esthétique avec un double objectif : rajeunir le design tout en le rapprochant de celui des dernières nouveautés de la marque. Un travail de fond puisqu’à l’avant seules les optiques de phare ont été conservées. Tout le reste a été redessiné. Le bouclier intègre des feux de jour en damier, constitués de huit losanges, en harmonie avec la calandre noir brillant au maillage évoquant le sigle Renault. À l’arrière, l’évolution est plus légère et se concentre sur un bouclier redessiné pour densifier la présence de la Mégane E-Tech. Bien posée sur de grandes roues de 19 ou 20 pouces, l’allure générale de la Mégane n’a rien perdu de son attractivité avec sa ligne de toit fuyante et sa ceinture de caisse haute.

L’aménagement intérieur bénéficie de matériaux plus valorisants renforçant l’impression générale de qualité : revêtement de la planche de bord, habillage des sièges, éclairage d’ambiance... Le tout articulé autour de deux niveaux de finition Tech et Esprit Alpine, complémentaires. Renault en a profité pour actualiser la connectivité avec la dernière version du système openR link avec Google intégré, destiné, dixit le constructeur, « à offrir une expérience connectée fluide et intuitive au quotidien ». Planification d’itinéraires prenant en compte des arrêts de recharge optimisés en fonction de la conduite... Nouveaux modes de conduite avec en particulier la fonction one pedal, mal nommée dans ce cas précis, puisqu’elle permet de ralentir jusqu’à l’arrêt au moyen des palettes au volant en s’affranchissant de la pédale de frein.

+ d’autonomie, - de temps de recharge

Dans l’univers en constante évolution des 100 % électriques, le progrès se fait en priorité sur les batteries dont la technologie ne cesse de progresser rapidement. La Mégane E-Tech reçoit un nouvel élément plus puissant (67 kWh) utilisant une chimie lithium-fer-phosphate de nouvelle génération, s’appuyant sur une architecture cell-to-pack intégrant 232 cellules rapprochées. Une première mondiale. Cette évolution permet de porter l’autonomie à environ 500 km (+30 km) et d’optimiser le temps de recharge et passer de 15 à 80 % de marge en 24 minutes. Un gain de 25 %. L’introduction de ce nouvel élément modifie légèrement la silhouette de la Mégane E-Tech, rehaussée de 20 mm.

Le comportement routier et le confort de la berline compacte électrique Renault sont à la hauteur de la réputation de la marque, avec notamment un centre de gravité abaissé grâce à une intégration de la batterie sous le plancher et un essieu arrière multi-bras.

À l’heure de la désindustrialisation généralisée de la France et de celle de l’automobile en particulier, il est important de préciser qu’elle est assemblée sur le site nordiste de Douai avec un bloc électrique provenant de la manufacture historique de Cléon en Normandie et d’une batterie dont les cellules sont fabriquées en Europe. Dans un marché électrique où l’offre est chaque jour plus dense et la concurrence plus performante, en particulier en matière d’autonomie et de temps de recharge, ces évolutions étaient indispensables.