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130e année

DS3, bye bye Crossback

Mobilité. En attendant celle qui succèdera enfin à la DS3, le constructeur offre un rajeunissement à son SUV urbain tout en abandonnant son appellation initiale.

DS3, bye bye Crossback
Face avant rajeunie et arrière épuré pour la DS3. (Crédit : DS Automobiles)

Jusqu’à présent, le seul véritable succès commercial de la marque premium de Citroën a été la DS3. La production s’est arrêtée courant 2019 après 183 482 exemplaires sortis de l’usine de Poissy. Depuis, plus de deux ans ont passé et on attend toujours celle qui lui succèdera. Il appartient à la seule DS3 Crossback, un SUV urbain, d’assurer l’accès au néo-constructeur, créé de toutes pièces au milieu des années 2010. Une lourde tâche. Jusqu’à présent, la DS3 Crossback n’a obtenu qu’un succès en demi-teinte. Une façon polie de dire qu’elle n’a pas rencontré l’audience espérée. En supprimant son appellation, comme elle l’avait fait récemment pour la DS7, la marque délaisse un mot peu clair pour le grand public. Et comme la DS3 originelle n’existe plus, aucun risque de confusion n’est possible. C’est aussi un moyen de mettre en avant le rajeunissement du style et la restructuration de la gamme après quatre ans de carrière. Un cas de figure classique.

A défaut d’être « nouvelle » comme l’ensemble des constructeurs l’affirme à chaque restylage, la DS3 se refait une beauté cosmétique, matérialisée par une face avant redessinée : calandre élargie intégrant un maillage en forme de pointe diamants, noir ou chromé selon les finitions, affinement des « wings » chers à la marque, nouveaux projecteurs à LED en série, double feux de jour à LED verticaux, la signature lumineuse adoptée par DS depuis peu, remodelage du bouclier pour s’intégrer à l’ensemble. Un travail efficace. De profil, l’évolution est plus limitée. On retrouve le moignon d’aileron de requin, élément stylistique emblématique de la première DS3, désormais daté, les élégantes poignées de portes affleurantes et l’empattement très long qui signe une silhouette, désormais plus équilibrée et moins haut perchée grâce à un abaissement de 10mm dont DS ne fait pas mention. Les designers ont simplifié la poupe où figure, écrit en toutes lettres « DS automobiles » en inox poli. Déclinée en sept teintes dont un rouge diva et un gris laqué, deux peintures nacrées inédites, le tout se combinant aux deux couleurs (noir ou gris) de pavillon contrastées.

Jusqu’à 500km d’autonomie électrique

DS3, bye bye Crossback
(Crédit : DS Automobiles)

On sait que DS ambitionne de refléter le savoir-faire du luxe « à la française » dans l’aménagement intérieur de ses modèles, tant par le design que par les matériaux utilisés. « Excellence, innovation et durabilité » promet le constructeur. Cela se concrétise par une multitude de détails, de la finition patinée de la sellerie en cuir Nappa ou les surpiqûres au point « perle », en passant par un traitement guilloché de certaines surfaces. Les ambiances et les dotations varient selon les niveaux de finition portant les noms de lieux parisiens emblématiques : Opéra, Rivoli ou Bastille. Nouveau volant multifonctions, vision tête haute, écran de 10,3 pouces intégrant un nouveau système d’info-divertissement actualisent les fonctions utilisées au quotidien telles que la navigation connectée ou la reconnaissance vocale. Le crossover urbain DS fait également le plein d’aides à la conduite de dernière génération.

Cette opération rajeunissement touche également les motorisations disponibles. Essence PureTech 100ch (boite manuelle) ou 130ch (transmission automatique à 8 rapports), diesel Blue HDi 130ch (boite automatique) : ce trio connu se situe au meilleur de sa catégorie en matière de rendement comme d’émissions. Il s’y ajoute une version E-Tense 100% électrique de 115kW (équivalent de 156ch), bonifiée en profitant de l’expérience de DS dans le championnat du monde de Formule E ou la marque a remporté plusieurs titres. Les améliorations touchent à la durée de vie amplifiée et l’autonomie, portée à 402 kilomètres selon le cycle conventionnel WLTP et jusqu’à plus de 500 km en mode urbain. Des valeurs de premier ordre. DS3 à partir de 30 100 € (E-Tense à partir de 41 700 €).

Dominique Marée