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130e année

Citroën C4 X : à la croisée des chemins

Électrique. Dérivée de la récente compacte de la marque, elle s’étire jusqu’à 4,60m et dispose d’une malle arrière à la place d’un hayon, une proposition désormais rare...

Crossover coupé avec malle : la C4 X innove (Crédit : DR)

Le choix de la malle arrière interroge. Pourquoi Citroën a-t-il doté sa dernière-née d’une ouverture de coffre « classique » à l’heure où le hayon avait semble-t-il mis tout le monde d’accord et s’était imposé pour ses aspects pratiques indiscutables ? Seuls quelques hauts de gamme classiques restent fidèles à ce qu’on considère encore comme un élément « statutaire ». Cela explique que dans certains pays d’Europe du sud, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique latine, la malle conserve un certain succès auprès de clients soucieux des apparences. Pour expliquer sa proposition inédite - cette C4 X que personne n’attendait sous cette forme – Citroën met en avant « une alternative entre des véhicules traditionnels et des SUV » tout en soulignant sa silhouette « fastback ». Une façon de la situer du coté de la catégorie en vogue des SUV coupés dont les Renault Arkana et VW Taigo sont les plus récentes représentantes. Quand on observe le profil de la C4 X, il y a de ça, en effet...

Dérivée de la nouvelle C4 dont le style affirmé de crossover ne laisse pas indifférent, la C4 X en est un clone presque parfait jusqu’aux portes arrière. Après, tout change. C’est évident de profil : forme de la troisième vitre latérale, épaisseur des montants de custode, ligne plongeante du toit, dessin des blocs feux qui débordent sur les ailes arrière, bouclier, important porte-à-faux... De dos, les différences sont tout aussi significatives avec une malle au design travaillé, surmontée d’un imposant becquet et une vitre arrière très inclinée. C’est certain, en suivant une C4 X, on ne la confondra pas avec une C4.

Elle s’en distingue également par sa longueur majorée de 24 cm (4,60 m), ce qui n’est pas rien, et la fait sortir du segment des compactes et la rapproche de la C5 X (4,81 m). Une sorte de trait d’union. Sa hauteur et sa largeur sont par contre identiques à celle de la C4. Si une malle est à juste titre considérée comme moins fonctionnelle qu’un hayon, la C4X se rattrape par son volume utile de 510 dm3 contre seulement 380 dm3 pour la C4. Les 24 cm supplémentaires de la C4X ne sont pas là simplement pour faire joli et hissent la capacité de chargement au niveau des modèles du segment supérieur. Cela peut faire la différence à l’heure du choix.

Confort pullman

La C4 X partage sa planche de bord avec la C4 « classique » (Crédit : DR)

A bord, sans surprise, les C4 et C4X font planche de bord commune. Affichage numérique, grand écran central tactile, présentation globalement soignée et niveau d’équipement complet : on retrouve à la fois l’ambiance, la finition et la dotation dont le crossover Citroën se prévaut. Coté aides à la conduite, c’est open bar. Largement de quoi satisfaire ceux qui estiment ne pas pouvoir prendre la route sans bénéficier d’une imposante panoplie supposée faire face à toutes les situations imprévues.

En matière de connectivité, elle fait également le plein technologique. L’empattement des deux cousines étant identiques, leur habitabilité est directement comparable, ce n’est pas un souci compte-tenu des mensurations intérieures généreuses, notamment aux places arrière. La C4X profite également en série du programme exclusif Citroën « Advanced comfort » avec ses fauteuils Pullman dont la structure à mousse haute densité assure maintien et confort, et les suspensions à butée hydrauliques progressives. La marque reste une référence en matière de confort.

Derrière la face avant très ouvragée de la C4X qui conserve sous une forme évoluée la signature maison du double niveau d’éclairage, on retrouve des motorisations déjà présentes sur la version à hayon : 3 cylindres PureTech essence Stop-Start 100 et 130 ch, Blue HDI 130 ch et Ë-C4 à motorisation 100% électrique 100 kW (l’équivalent de 136 ch) proposant une autonomie conventionnelle de 360 km en cycle WLTP.

Dominique Marée