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Le Groupe TAP reprend Oxytemps 10 et voit plus loin

Industrie. Le Groupe TAP spécialisé dans la fabrication d’équipements logistiques s’implante à la Chapelle-Saint-Luc avec le rachat d’Oxytemps 10.

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  • Photo des employés d'Oxytemps
    Moment de convivialité avec TAP, ses partenaires et les employés d’Oxytemps 10 dont les emplois sont préservés. (Crédit : MBPADIRAC)
  • Photo de Terry Agullo-Ponce
    Terry Agullo-Ponce, président du Groupe TAP, ravi de sa nouvelle acquisition et déjà à l’affût de la prochaine. (Crédit : MBPADIRAC)

TAP, comme Terry Agullo Ponce. L’homme qui rachète les entreprises à la barre des tribunaux pour construire son Groupe. Spécialisé dans les équipements et services pour la supply chain, TAP maille le territoire pour déployer sa stratégie avec un mix entre croissance organique par la création de sites et croissance externe.

« C’est une entreprise familiale, je l’ai créée de zéro, je viens de la cité. J’ai racheté ma première entreprise à la barre du tribunal en 1996. » Il en est de même pour sa dernière acquisition fin février, Oxytemps 10 à la Chapelle-Saint-Luc. La 20e entreprise du Groupe qu’il vient d’intégrer après quatre ans de recherche et accompagné par Business Sud Champagne.

Avec Oxytemps, TAP se dote d’une 8e unité de production proche de son savoir-faire avec la maîtrise de l’oxycoupage, de la découpe laser et de la mécano-soudure. TAP préserve ainsi 24 emplois et devrait recruter des soudeurs et des peintres. Avec 4 M€ d’investissement envisagés sur le site pour le moderniser et le restructurer, TAP prévoit un effectif de 60 personnes dans deux ans. Jérôme Labrousse, dirigeant du site Mathiaut (Dijon), prend la direction de la nouvelle usine soutenue par la holding de 47 personnes de fonctions support qui structure et harmonise les process aux pratiques du Groupe.

4 métiers pour un service global

L’entreprise s’organise autour de quatre métiers. Avec d’abord l’aménagement et l’agencement d’entrepôts des usines, des magasins avec des produits comme les rayonnages, des gondoles, des caisses de quai pour les surfaces de vente ou de stockage. La deuxième activité, l’emballage, permet d’assurer la gestion des flux entre le fabricant, l’entrepôt, les magasins avec des caisses, par exemple pour l’aéronautique, l’automobile, la collecte des déchets. La vente sur catalogue et la vente en ligne composent le troisième département. Travaillant avec 80 % de produits de négoce, TAP trouve sa force dans les 20 % fabriqués dans ses usines avec du spécifique, du sur mesure maîtrisé techniquement et fabriqué.

« Nous avons 25 ingénieurs dans nos bureaux d’études. C’est un avantage, car les entreprises souhaitent rationaliser leurs fournisseurs. Avec nous, elles les centralisent. En distribution, nous avons aussi racheté l’entreprise Manusec qui vend des produits standards pour les hôtels du monde entier. Cela nous a permis de nous diversifier. Cette activité se positionne en lien avec notre quatrième métier puisque nous avons repris une entreprise de transport et de logistique. Nous sommes hyper performants en termes de supply chain. Savoir fabriquer, c’est bien, mais il faut savoir livrer rapidement. »

La location d’équipement, nouveau modèle éco responsable

Terry Agullo Ponce veut révolutionner l’industrie et proposer de la location de bennes ou de matériel. « Nous voulons produire des produits éco conçus adaptés à chaque filière. Si vous collectez du carton, la benne sera plus légère qu’une benne qui reçoit de la ferraille. Donc nous proposerons une multitude de références que nous pourrons personnaliser à la demande du client et nous les centraliserons. » Une mutualisation qui vise à rationaliser la production dans une démarche RSE de réduction de l’impact carbone et d’augmentation de la durée de vie des produits.

« Si le produit est bien entretenu il peut durer 30 ans, 50 ans ! Demain, nous aurons toujours la fabrication car il faudra toujours mettre en circulation des bennes neuves, mais il y en aura une grande partie qui sera recyclée et réutilisée. Le but, c’est d’essayer de trouver le produit le plus standardisé possible, le plus polyvalent possible, qui pourra durer plus longtemps. C’est donc une démarche à l’opposé de ce qui se passe depuis 40 ans. » Un nouveau modèle pour le Groupe, avec une ambition de croissance dynamique et affichée. « Nous recherchons d’autres entreprises à racheter. Nous voulons monter des plateformes de service tous les 300 km pour déployer nos activités d’équipement de la supply chain. »